François Bayrou en meeting à Lyon avec Michel Mercier le 8 novembre 2007 © Fred Dufour / AFP
François Bayrou en meeting à Lyon avec Michel Mercier le 8 novembre 2007 © Fred Dufour / AFP
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Diffamation : Les politiques plus menaçants qu’offensifs

Les responsables politiques brandissent souvent la menace de plaintes en diffamation. Mais ils ne vont pas toujours jusqu’à l’audience, pour éviter de relancer des affaires tassées.

Le monde économique n’a pas le monopole des plaintes en diffamation. Il est même probable qu’en cette matière il ait succédé aux dirigeants politiques, qui, dans un passé récent, ont eu recours à ce type de procédure. Ils ne l’ont pas totalement abandonné d’ailleurs. Les périodes électorales y sont assez souvent propices. Le feuilleton Fillon se poursuivra aussi devant les tribunaux pour Le Canard enchaîné  ; le candidat de la droite a attaqué l’hebdomadaire, non pas en diffamation, mais pour diffusion de “fausses nouvelles”, en se fondant sur le Code électoral. Emmanuel Macron a pour sa part porté plainte contre X pour “faux, usage de faux et propagation de fausse nouvelle destinée à influencer le scrutin” après la diffusion des Macron Leaks. Le Front national reste un gros pourvoyeur de plaintes en diffamation, des deux côtés de la procédure. “C’est lorsque je traitais le FN que j’ai eu le plus de procès, se souvient un journaliste d’investigation. Ils ont cette culture. De temps en temps, ils en gagnent quelques-uns.” À Lyon Capitale, pendant la campagne de la présidentielle, les cadres locaux du parti d’extrême droite n’ont pas déposé plainte, malgré des menaces répétées, mais nous ont réservé une avalanche de droits de réponse à la suite d’une enquête qui portait notamment sur le fonctionnement de la fédération du Rhône.

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