Le député du Rhône Bruno Bonnell, à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017 © Tim Douet
Bruno Bonnell à l’Assemblée le 27 juin 2017 © Tim Douet
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Lobbys : comment les “représentants d’intérêts” influencent les députés

Plus encadrés, les groupes de pression se sont réorganisés. Les cadeaux ou avantages en nature ont été remplacés par des méthodes plus pernicieuses, dont l’objectif est de créer une proximité, pariant sur le long terme.

Les entreprises ou les lobbyistes qu’elles engagent apparaissent désormais clairement dans le débat (cf. tableaux ci-dessous). Leurs motifs, un peu moins. En parcourant le registre de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique où sont consignées toutes les actions et dépenses des représentants d’intérêts, l’objet des rencontres organisées par les lobbyistes avec les députés ou acteurs ministériels est la plupart du temps assez flou. Bayer, la maison mère de Monsanto, qui domine le marché du glyphosate, a ainsi défendu ses intérêts dans un cadre plus global et plus acceptable pour un décideur public. Le chimiste a proposé aux élus des “contributions aux débats autour du cadre réglementaire et législatif relatif à une agriculture durable en France” ou aux États généraux de l’alimentation.

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