Francois Cluzet et Michel Neyret © photomontage
© AFP/Tim Douet (photomontage)

Michel Neyret attaque François Cluzet en diffamation

C’était dit sur le ton de la plaisanterie dans les colonnes du Progrès : “C’est peut-être Michel Neyret qui a piqué le butin de Musulin.” Cette “mauvaise blague” vaut à l’acteur François Cluzet d’être jugé pour diffamation envers Michel Neyret. L’audience débute ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Lyon.

L’acteur faisait en 2013 la promotion de son film 11,6 inspiré par l’histoire du détournement de 11,6 millions d’euros, à Lyon, le 5 novembre 2009, par le convoyeur de fonds Toni Musulin. 2,5 millions n’ont jamais été retrouvés. Un mystère qui suscite pas mal de fantasmes.

François Cluzet avait alors cru bon de dire tout haut et sur le ton de la plaisanterie ce que beaucoup ont insinué tout bas après l’arrestation du convoyeur. L’acteur devrait être présent à l’audience de ce mardi pour expliquer dans quel esprit il avait tenu ces propos dans les colonnes du Progrès, le quotidien régional étant également poursuivi.

Michel Neyret a été mis en examen en 2011 pour corruption, trafic d’influence, trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. Révoqué de la police en mai 2012 par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, Michel Neyret attend toujours la date de son procès.

Sa chute n’autorise pas les excès

Avec cette plainte en diffamation, l’ancien numéro 2 de la PJ de Lyon entend signifier que sa chute n’autorise pas tous les excès. Me Sauvayre, l’avocat de l’ancien commissaire, regrette par ailleurs que “Le Progrès ait voulu faire du Closer ou du Voici”.

Tout est dit ou presque. Car, à défaut d’être passionnante, cette audience devant la 6e chambre correctionnelle (la chambre de la presse) sera promise à une belle bousculade de journalistes et de curieux attirés par la “qualité” des acteurs qui évoluent dans ce dossier.

à lire également
Manifestation des éboueurs de Pizzorno devant la Métropole © Simon Alves
Dix salariés grévistes de l'entreprise Pizzorno étaient convoqués mercredi au tribunal de grande instance de Lyon. Leur entreprise les accusait de "diffamation", "entrave à la liberté de travail" et "jets de projectile". Ce jeudi, la justice a considéré que la grève pouvait continuer et qu’aucun blocage excessif n’était effectué.
1 commentaire
  1. nico-yzfr6 - 16 décembre 2014

    Personne n'a attaqué Cluzet pour 'Film pourri' ? Parce que 11.6, c'est vraiment sans intérêt...(en plus quand on connait Lyon et sa banlieue, les trajets filmés n'ont aucun sens : il rentre dans l'entrepôt à la Mulatière et sort avec le camion à la Manu des Tabacs... Gros entrepôt).

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut