There will be blood

USA. 2h38

Lorsque Daniel Plainview entend parler d'un océan de pétrole coulant littéralement du sol d'une petite ville de Californie, il décide de tenter sa chance et part avec son fils à Little Boston. Une opportunité unique pour cet ancien mineur, dans un endroit perdu où chacun lutte pour survivre avec, comme seule distraction, une église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday.

Adaptation très libre des 200 premières pages (sur 700) du roman PETROLE ! There will be blood, d'Upton Sinclair, le dernier film de Paul Thomas Anderson s'inscrit dans la grande tradition des films américains où s'entremêlent l'ambition, la fortune, la famille et l'attrait magnétique de l'Ouest états-unien. Après Boogie Nights, Magnolia ou Punch-Drunk Love, Anderson n'avait plus grand-chose à prouver. Il remet pourtant tout en question dans un film nettement moins chatoyant à la beauté certaine et à l'atmosphère écrasante. Une œuvre majeure, probablement son chef d'œuvre, sublimé par la performance d'un Daniel Day-Lewis décidément trop rare au cinéma. Ce dernier donne une dimension toute particulière à ce misanthrope rongé par sa soif de l'or noir au point d'en perdre toute humanité. Un charisme qui aurait pu déséquilibrer le reste du casting si Anderson n'avait eu la brillante idée de lui opposer un évangéliste tourmenté aux dents longues interprété par Paul Dano. Déjà très remarqué pour son rôle d'adolescent révolté dans Little Miss Sunshine, le jeune comédien, dans sa tenue de bigot, parviendrait presque à rendre sympathique cet ambitieux mineur devenu magnat du pétrole. Un face à face épique suintant la folie pure.

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