DMKF Disques
Disques © DMKF

Photo : les nus pas nunuches de DMKF

Didier Michalet (DM) et sa femme Karen Firdmann (KF) font œuvre commune. En effet, si DM est connu pour ses photos de mode (Daniel Hechter, Ravages…), ses portraits (joueurs de l’OL, Zwy Milshtein, les Pokemon, Carmen Maria Vega), DMKF propose depuis toujours une production artistique commune.

Disques © DMKF

Disques © DMKF

Leur sujet de prédilection ? Le nu féminin. L’exposition est emblématique de leur recherche. D’un côté, le papier glacé des photos de charme, l’élégance, les poses alanguies. De l’autre, des femmes à poils, à seins et fessues. Deux des trois séries présentées entrent plutôt dans la première catégorie. Nus bleus et nus au chocolat dégagent un érotisme sensuel, évanescent, sans toutefois rester complètement soft.

“L’Origine du monde”

Tube © DMKF

Tube © DMKF

Et puis, il y a ce travail autour de L’Origine du monde, tableau peint par Gustave Courbet en 1866. Cachée par Lacan, censurée par Internet en 2011 sur le site du Danois Frode Steinicke, parodiée au masculin en réponse par Kader Attia, cette œuvre a toujours dérangé. Ici, elle est magistralement reprise, version photographique, par DM (un homme, donc)-KF (une femme). La pose est rigoureusement la même. Mais le gros plan du sexe féminin est accentué par un focus façon lorgnette, celle-ci étant dessinée scientifiquement pour révéler davantage encore notre voyeurisme dans une ambiance de bordel ou de cabinet de curiosité. Une installation mobile reprend cette forme circulaire pour mieux nous faire tourner la tête. Ne devraient se sentir provoqués que quelques patients des descendants de Lacan…

DMKF. Jusqu’au samedi 22 mars, au magasin Orosa, 53 rue de Saint-Cyr, Lyon 9e.
à lire également
Vue de l’exposition “Entrare nell'opera” au MAMC de Saint-Etienne © Aurélien Mole
Si 2020 n’est pas l’année de la Biennale du design, une visite à Saint-Étienne s’impose néanmoins. Le musée d’Art moderne et contemporain présente en effet une grande exposition rétrospective sur le mouvement de l’Arte Povera qui, bien que né en Italie dans les années 1960, résonne encore de manière familière aujourd’hui.
Faire défiler vers le haut