In the mood for Wong

Une nouvelle expérience pour le réalisateur Hongkongais, collectionnant les prix internationaux pour In the mood for love, 2046, Happy together, et qui dirige ici la chanteuse Norah Jones des cafés de New York aux déserts du Nevada.

Lyon Capitale : A quoi bon l'Amérique ?
Wong Kar-Waï : C'était un challenge. Lorsque j'ai vu des films sur la Chine mise en scène par des réalisateurs étrangers, cela me semblait extrêmement bizarre. Pour éviter cela, je me suis entouré d'une équipe locale. Mais le film à beau être tourné en anglais, ce n'est pas du tout un film américain. Pour moi, c'est un film chinois qui a été tourné sur le sol américain. Quand vous êtes réalisateur, vous avez parfois besoin de trouver de nouveaux espaces, de nouveaux territoires pour renouveler votre imagination. My Blueberry Nights aurait pu se passer à Hong-Kong, New York ou Istanbul. Mais j'avais très envie de travailler avec Norah Jones et comme elle ne parle pas chinois et qu'elle devait rester au Etats-Unis pour travailler sur son album...

Vous avez écrit le scénario pour Norah Jones ?
D'habitude, on travaille l'histoire, le script et on essaie de trouver des acteurs qui collent. Moi, je préfère trouver un visage, une personne et lui construire son histoire. Je lui ai montré un court métrage que j'avais réalisé il y a quelques années. L'histoire se passait à Hong Kong et correspond au final à la première partie de My Blueberry Nights. Je lui ai dit que je voulais en faire un long. Elle a accepté de reprendre le rôle. Comme j'avais déjà mon premier chapitre, il fallait construire la suite et, petit à petit, grâce à elle, son personnage est devenu plus concret.

Difficile de laisser sur la touche Tony Leung, votre acteur fétiche ?
On a d'autres projets ensemble. Le prochain, c'est un film d'arts martiaux. Il devrait jouer le rôle du professeur de Bruce Lee. C'est une vraie légende en Chine.

Vous êtes célèbre pour vos romances, mais vous avez déjà réalisé un film d'arts martiaux...
En fait, je n'ai jamais cessé d'en faire (rires). Le film que je vais réaliser se passe dans les années 50, mais n'est pas un film d'arts martiaux à proprement parlé. C'est un film sur les écoles d'arts martiaux. C'est une culture, une organisation particulière, un héritage, une tradition.

My Blueberry Nights, de Wong Kar-Wai, avec Norah Jones et Jude Law. Dans les salles le 28 novembre.

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut