Vallée du Rhône : les centrales nucléaires pas aux normes post-Fukushima

Les quatre centrales nucléaires de la vallée du Rhône ne sont pas encore équipées de “diesels d’ultime secours” dont l'installation avait été prescrite par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dès 2012 après la catastrophe de Fukushima. 

Selon le journal Le Monde, aucune centrale nucléaire de la vallée du Rhône ne respecte les prescriptions de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) éditées après la catastrophe de Fukushima. En effet, aucune des quatre centrales (Bugey, Cruas, Saint-Alban, Tricastin) n'a équipé ses réacteurs de “diesels d’ultime secours”, des groupes électrogènes qui doivent alimenter la centrale en dernier recours, “en cas de défaillance de toutes les autres sources d’électricité”, écrit le quotidien. L'objectif est d'éviter l'arrêt du système de refroidissement des centrales pouvant provoquer la fusion des recteurs comme ce fut le cas dans la centrale japonaise. 

Ces groupes électrogènes devaient initialement être installés sur 56 réacteurs en France avant 2018. Or, actuellement seule la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) est équipée de ce dispositif prescrit par l'ASN depuis juin 2012. Finalement, cette dernière a laissé deux ans supplémentaires à EDF pour mettre en place ces moteurs de secours. Un projet qui devrait coûter plusieurs milliards d'euros. En effet, il s'agit de bâtiments de 24 mètres de haut devant résister à “toute épreuve”. 

Selon Le Monde, depuis 2012, “seule la mise en place d’une force d’action rapide nucléaire, qui faisait partie des prescriptions de l’ASN, est aujourd’hui effective”. Cette force d'action est composée de 300 personnes basées sur quatre sites : Bugey (Ain), Civaux (Vienne), Dampierre (Loiret) et Paluel (Seine-Maritime). Elle doit pouvoir intervenir en moins de 24 heures pour apporter du matériel de secours dans n'importe quel site accidenté. 

Une vague géante sur Lyon et la centrale du Bugey est-elle possible  ?

2 commentaires
  1. Abolition_de_la_monnaie - 11 mars 2019

    Une fois de plus, c'est un problème de fric qui nous fait être exposés à des risques terribles.
    .
    Mais les citoyens ne voient pas le rapport entre la monnaie qu'ils ont dans leur poche pour payer le pain et qui leur parait inoffensive, et la monnaie manquante nécessaire pour équiper les centrales... Tous complices...

  2. Galapiat - 11 mars 2019

    il me semble que le risque de Raz de marée soit limité en Rhône Alpes, un des barrages à risque est celui de Roselend, même technologie , même architecte que Malpasset, d'ailleurs de Beaufort à Albertville des sirènes sont installées depuis longtemps pour donner l'alerte en cas de rupture !! il date de 1962, celui de Vouglans 1968 mais bizarrement c'est Vouglans qui est sur la sellette alors que son frère Malpasset à cédé en .1959 faisant 500 victimes 5 ans après sa construction. Aucun barrage n'est a l'abri de la rupture , un violent séisme pouvant être le déclencheur, et quand on sait qui est à la manœuvre derrière L'ASN !!!! Ce n'est pas Vouglans qui est ciblé mais bien nos centrales nucléaires.

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