Le Colibri, l’avion acheté par les deux pilotes français pour venir en aide aux migrants en difficulté dans la méditerranée – © Pilotes Volontaires

Un Lyonnais achète un avion pour aider des migrants en mer

Deux pilotes français, dont un Lyonnais, ont acheté un petit avion pour venir en aide aux migrants qui traversent la méditerranée. Après de courts préparatifs, le Colibri doit décoller aujourd’hui pour une première journée de mission.

Lyon n’est pas que la ville de ceux qui font la chasse aux migrants. Deux Français, Benoît Micolon et José Benavente, ont rassemblé toutes leurs économies, soit 130 000 euros, pour acheter un avion. Loin des croisières touristiques, les deux hommes entendent bien survoler la méditerranée, jumelles en main, pour repérer les petites embarcations en difficulté. En survolant “le rectangle de 150 kilomètres de l’est à l’ouest, sur 50 kilomètres au nord de Tripoli ; la zone dans laquelle se concentrent le maximum de sauvetages et les naufrages”, explique José Benavente, Lyonnais, dans les colonnes du Monde, ils espèrent se rendre utiles rapidement. Les deux hommes ont installé un pilote automatique, un système satellite pour communiquer avec les ONG et leur signaler les embarcations en difficulté permettant une capacité de vol de 10 heures, les deux pilotes ont mis leur vie professionnelle et personnelle de côté pour quelque temps. José Benavente, père de famille de 49 ans, n’a pas attendu pour réfléchir à des solutions quant aux vies en danger lors des périples méditerranéens.

Pilotes volontaires

En janvier, les deux pilotes fondent une association loi 1901, Pilotes Volontaires, pour lancer leurs opérations. Pilote de ligne sur des Boeing 747, Benoît Micolon, 35 ans, a immédiatement accepté le projet de son ami José Benavente, humanitaire à Kinshasa, lorsqu’il l’a contacté. “Il y a quinze ans, en mission en Guinée où je travaillais sur l’approvisionnement en eau potable, j’entendais parler des disparus au large des côtes sénégalaises. Trop de petites embarcations en partance vers les Canaries sombraient sans avoir été secourues. Plus tard, je me suis dit que les plaisanciers pourraient s’organiser en associations pour aider les canots entre le Maroc et l’Espagne… J’ai essayé d’imaginer comment les fédérer… Toutes ces idées ont cheminé en moi et, en janvier, j’ai décidé d’agir en revenant à mon idée d’avion, puisque je suis aussi pilote”, confie José Benavente au Monde. En moyenne, une journée de vol coûte entre 600 et 1000 euros. L’association propose sur sa page, un système de dons pour aider à financer les missions.

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