Sécurité : les défaillances de la piscine du Rhône

L'établissement est resté fermé ce jeudi. Les maîtres-nageurs protestent contre le manque d'effectifs dédiés à la lutte contre les incivilités. Mais c'est aussi l'entreprise chargée de la sécurité qui semble en cause.

Vingt personnes manifestaient ce jeudi après-midi devant les grilles de la piscine du Rhône qui est restée fermée toute la journée. Le personnel était en grève pour protester contre le manque de sécurité du site. Si le mouvement a touché d'autres établissements, c'est sur les berges du Rhône que se concentrent les problèmes. La semaine dernière, quatre individus ont dû être évacués alors qu'ils ne voulaient pas partir. Des coups ont été donnés, deux agents sont repartis avec des arrêts de travail et la police est intervenue. "C'est le cas une fois par semaine", affirme Eric Faurie, maître-nageur. "Nous n'avons pas plus d'incidents dans les piscines lyonnaises que l'an dernier", nuance toutefois Thierry Braillard, adjoint au maire en charge des Sports.

Au coeur des revendications des fonctionnaires, le nombre insuffisant de personnes dédiées à la surveillance de l'établissement. Sept salariés d'une société privée SGPI remplissent cette mission pour un site qui a accueilli jusqu'à 2800 personnes en pleine canicule. "C'est le même nombre qu'à Gerland où ils reçoivent 800 personnes", peste Eric Faurie. Du coup, ce sont les maîtres-nageurs qui voient leurs missions polluées par la gestion des incivilités et des conflits du quotidien.

Le nombre de personnel n'est cependant pas la seule cause des problèmes. "Les agents n'ont pas les qualités requises. Ils encadrent généralement des concerts, des manifestations. Ils n'ont pas l'habitude de gérer un public urbain et n'ont pas les dispositions physiques pour leur faire face", estime Eric Faurie. Thierry Braillard a pris langue avec la direction de SGPI pour qu'elle prenne des mesures. "Il semblerait qu'il y ait des défaillances", reconnaît-il. La société a été retenue à la suite d'un appel d'offre où elle s'est distinguée en cassant les prix. "Ils y parviennent en payant mal leur personnel. D'où des difficultés à trouver des agents expérimentés", souffle-t-on à la mairie. Du coup, la Ville envisage très sérieusement de ne pas renouveler le marché conclu avec ce prestataire. Mais il faudra tout de même terminer la saison avec un dispositif équivalent.

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4 commentaires
  1. Gus - 29 juillet 2010

    Franchement j'y allais, je n'y vais plus. Quand j'entends des petits gamins de 6 ans se lancer des 'Je t'enc..', 'je m'en bast les coui...' etc... il y a de quoi être horrifié. l'exemple d'un grand frère un peu culcul sans doute. sans compter les gamins qui se jettent sur les nageurs, on la croirait infesté de requins cette cambuse !

  2. Skipp - 30 juillet 2010

    SGPI casser les prix sur le marché de la Sécurité ? C'est pas nouveau et ce ne sont pas les seuls malheureusement. Et cela se fait toujours au détriment de la qualité de la prestation. Quand les clients, publics et privés, arrêteront de bêtement prendre le moins cher la sécurité privée n'ira que mieux.

  3. Dnicolas - 30 juillet 2010

    Les maîtres-nageurs ont bien raisons de faire grèves, et je souhaite que celle-ci ne cesse pas de si tôt. Se rendre à la piscine doit être un moment conviviale, et plaisant. Mais une fois midi passé, c'est une orde de gamins impolis qui débarquent, plongent dans les lignes d'eau, sautent sur les nageurs, hurlent, et enjambes les serviettes. J'ai même vu un enfant de 12 ans insulter la guichetière car il n'était pas avec un adulte pour rentrer.La semaine dernière je suis sorti de l'eau et j'ai dis deux mots à l'enfant qui venait de plonger juste devant moi. Oulala, grave erreur, entre le : 'Quoua ? Oula c'est pas moua monsieur qui a sauté, jte jure c'est pas moia. Et ces amis m'insultant. On frise le ridicule.

  4. Yvan, de Lyon - 31 juillet 2010

    Depuis des années, l'insécurité et l'incivilité sont les problématiques majeure, des gestionnaires des piscines de l'agglomération.Là, comme dans d'autres domaines, ces problématiques sont prises à l'envers. Plutôt que de traiter les causes, ce sont les conséquences en fin de cycle, qui sont 'contenues' à grand frais !Il paraît que, le coût de la 'sécurité' dépasse de très loin les recettes des entrées...Pourquoi ne pas refuser l'entrée aux perturbateurs ? Cette mesure simple, permettrait à terme de renouveler la clientèle et faire baisser le coût 'sécurité.D'autres mesures sont possible. L'objectif, étant d'évincer les perturbateurs des bassins.

  5. Grand Lyonnais - 31 juillet 2010

    A quoi reconnait on un perturbateur au guichet ? L accent ? La couleur des yeux ?

  6. Yvan, de Lyon - 31 juillet 2010

    A quoi reconnait-on un perturbateur ?Certainement pas à son accent, ni à la couleur de ses yeux où sa vision étriquée des choses, qui le conduit à dire n'importe quoi !Une carte de membre par exemple ! Carte gratuite. Les piscines de Lyon, resteraient publique.'grand lyonnais' a l'avenir je n'accepterai pas que vous laissiez sous-entendre quoi que ce soit de nauséabond ou faux, en rapport à mes commentaires.

  7. Grand Lyonnais - 31 juillet 2010

    Je laisse ce que je veuxEt qui la délivre sous quel critère ?

  8. jm calther - 31 juillet 2010

    Yvan sous quel critéte laisseriez-vous dehors certains lyonnais ? Soyez précis ?

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