PCB, un Etat incapable ?

On est dans la même situation qu'il y a vingt ans : on savait qu'on allait droit dans le mur et pourtant, personne n'a rien fait". La pique est signée Hélène Blanchard. De Paris, où la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, organisait un comité de pilotage sur les PCB, la vice-présidente (Verts) de la région Rhône-Alpes est revenue "pessimiste". Tout comme la Frapna, présente à cette réunion, qui déplore "la fuite en avant" de l'Etat. "Les propositions sont très en-deçà de celles faites en octobre à Lyon" par Nathalie Kosciusko-Morizet. Premier exemple, le financement. Au titre de la cartographie complète des cours d'eau de la région, travail de base permettant d'agir à la source de la pollution, l'Etat a alloué 300 000 euros ; la Frapna* en réclame trois fois plus. Deuxième inquiétude : les études d'imprégnation (voir lexique) ou quels sont les risques réels liés à la consommation de poissons contaminés. L'Etat a promis la surveillance sanitaire des populations, mais pas avant trois ans. Or, c'est bien d'urgence dont on parle avec les PCB, présents depuis les années 80 dans la région. Troisième point : les pêcheurs. L'Etat n'a prévu aucune indemnisation des fédérations professionnelles, premières victimes économiques directes de cette pollution aux PCB. Bref, pas de quoi véritablement rassurer sur les PCB, trois lettres qui font toujours aussi froid dans le dos.

* Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature

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