Pollution Lyon double
© Tim Douet

Lyon : une qualité de l'air toujours "médiocre"

Alors qu'à Lyon la qualité de l'air s’est un peu améliorée depuis l'épisode de pollution à l'ozone début juillet, une commission d'enquête du Sénat a rendu public mercredi un rapport intitulé "Pollution de l'air : le coût de l'inaction".

Les températures élevées et l’ensoleillement du début de mois avaient créé un épisode de pollution à l'ozone, qui avait touché la région lyonnaise. Si cette vague de pollution s'est terminée, la qualité de l'air n'est toujours pas considérée comme bonne, selon Air Rhône-Alpes. En effet, si l’observatoire indique qu'il n'y a "pas d'épisode de pollution en cours", l'indice national ATMO, qui note la qualité de l'air, donne un score de 6 sur 10 à la capitale du Rhône. Il faut savoir que dans cette échelle, une très bonne qualité de l'air est notée d'un 1 et une très mauvaise d'un 10. La qualité de l'air lyonnaise n'est donc pas si satisfaisante elle est même considéré comme "médiocre" selon l'indice ATMO.

Coût annuel de la pollution de l'air en France : 101,3 milliards d'euros

Dans ce contexte d’accumulation d'épisodes de pollution en France, une commission d'enquête du Sénat a rendu public, mercredi, un rapport intitulé "Pollution de l'air : le coût de l'inaction". Dans ce rapport, les auteurs ont évalué globalement à 101,3 milliards d'euros le coût annuel de la pollution de l'air en France. Cette pollution aux particules ou à d'autres polluants atmosphériques comme l'ozone et les oxydes d'azote, serait responsable de 42.000 morts prématurés en France chaque année, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Entre l'asthme, les bronchites chroniques, les cancers du poumon et les infarctus du myocarde, de nombreux problèmes de santé sont provoqués par la pollution de l'air. Selon la commission d'enquête, le coût sanitaire global de la pollution (traitements des maladies, mortalité prématurée, absentéisme, etc.) serait compris "entre 68 et 97 milliards d'euros".

"Pour une véritable fiscalité écologique"

Pour endiguer ce problème, la commission a préconisé de s'attaquer aux racines principales de la pollution. Les sénateurs veulent mettre en place "une véritable fiscalité écologique", en taxant par exemple les émissions d'azote, d'oxyde d'azote et de particules fines. Plus que la taxation, les auteurs veulent aussi agir en amont en soutenant l'innovation, afin de favoriser le développement de transports moins polluants. Le secteur des transports est d'ailleurs le principal visé, puisqu'il représente 59 % des émissions d'oxydes d'azote et entre 16 et 19 % des émissions de particules fines.

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