Lyon-Pékin en 192 heures

(Article paru dans l'édition d'octobre 2008 de Lyon Capitale)

12 000 kilomètres, c'est la distance par rail qui sépare Lyon de Pékin, la capitale chinoise. La SNCF a récemment lancé l'idée d'acheminer des trains de marchandises, jusqu'en Chine. Un projet fou mais "techniquement et commercialement viable" selon le leader européen de la grande vitesse. L'objectif est clair : là où le bateau met un mois pour rejoindre Pékin, le train mettra huit à neuf jours. Gain de temps, donc gain d'argent.

Deux chemins sont d'ores et déjà envisagés à travers l'Allemagne, la Pologne, la Russie : soit via Vladivostok, en Russie, à la frontière de la Corée du Nord (transsibérien) soit via la Mongolie par une voie qui descend du lac Baïkal (transmongolien).

Pour l'heure, les correspondants de la SNCF dans l'Empire du Milieu sont sur les dents : en face, la Deutsche Bahn a un train d'avance puisqu'elle a déjà fait rouler, en janvier dernier, des wagons de marchandises entre Hambourg et Pékin. "Les voies existent, les seules modifications à apporter concernent l'écartement des voies qui n'est pas le même selon les pays" concède la SNCF.

"Les nouveaux far-west"
Et de pointer du doigt des problèmes de sécurité, notamment en Sibérie et en Mongolie, appréhendés comme "les nouveaux far-west" de l'Orient. Bernard Soulage, vice-président (PS) de Rhône-Alpes en charge des transports s'avoue séduit par ce Lyon-Pékin express. "On a déjà un itinéraire potentiel qui nous raccorderait, la ligne Perpignan-Luxembourg.

On pourrait ensuite la relier au futur CFAL (ndlr : contournement ferré de l'agglomération lyonnaise) et au Lyon-Turin". Pour l'heure, la SNCF travaille actuellement sur l'évaluation du marché qui devrait booster le fret français aujourd'hui chiffré à 304 000 tonnes et 1 300 trains par an.

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