© Tim Douet

Lyon : comment un stagiaire a menacé une enquête antiterroriste

Un stagiaire dans un centre d'appel a prévenu par SMS un homme visé par une enquête de police dans le cadre d'une affaire antiterroriste. Il est passé en comparution immédiate à Lyon la semaine dernière.

Un jeune homme de 21 ans était jugé ce vendredi 14 juin, soupçonné d'avoir menacé une enquête antiterroriste, selon nos confrères du Progrès.

Le 20 mai, cet étudiant dans une école de commerce prestigieuse était en stage dans un centre d'appel de l'agglomération de Lyon réalisant du démarchage client pour des sociétés de fourniture en électricité. Il reçoit un appel d'un policier qui demande l'adresse et l'étage d'un individu situé à Marseille. Le stagiaire donne alors les renseignements demandés tout en ignorant qu'il s'agit d'une enquête antiterroriste.

Une fois l'appel terminé, le jeune homme envoie un SMS à l'individu recherché, dont le contenu est rapporté par nos confrères : "Les condés m'ont appelé, ils vont essayer de te sauter, je devais te prévenir". L'homme pense qu'il s'agit d'une plaisanterie, mais le stagiaire va insister, lui conseillant de s'éloigner de son domicile. Retrouvé par la police, l'étudiant a été arrêté. Selon nos confrères "il a failli court-circuiter une enquête de la direction générale de la sécurité intérieure".

Dans son téléphone plusieurs SMS à consonance religieuse ont interrogé les juges : "ces chiens-là ils nous attaquent", "que Dieu soit avec toi", "mon frère". Le jeune homme a expliqué en vouloir aux policiers "pour leurs contrôles systématiques". Son avocat, Frédéric Doyez, a expliqué que le jeune homme voulait : "mettre un grain de sable dans les rouages", ignorant qu'il s'agissait d'une enquête de la DGSI. L'étudiant a regretté son geste : "Je ne me suis pas rendu compte de la portée de mes actes. Ça aurait pu être dramatique". Le procureur a requis six mois avec sursis, 800 euros d'amende et un an d'interdiction des droits civiques. Le jugement a été mis en délibéré.

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1 commentaire
  1. vieux caladois - 17 juin 2019

    Les condés m'ont appelé, ils vont essayer de te sauter, je devais te prévenir...déjà utiliser un tel langage est un indice sur la personne et son baveux (pour rester dans la note) l'excuse en disant qu'il ne savait pas que c'était une enquête DGSI...et alors ?

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