Policier avec un lanceur de de defense LBD 40 lors d’une manifestation de Gilets jaunes à Paris © Lucas BARIOULET / AFP

Gilets jaunes : une seule enquête IGPN pour violences policières à Lyon

L'enquête relative au tir de flash-ball ayant éborgné le jeune Ramy, élève au lycée Jacques Brel de Vénissieux, est à ce jour la seule ouverte par l'IGPN de Lyon dans le cadre de la réponse policière aux manifestation des dernières semaines.

Les dossiers ne se bousculent pas à l'IGPN de Villeurbanne concernant d'éventuelles violences policières en manifestations. Les seules investigations en cours à ce sujet concernent le jeune Ramy, 15 ans, élève au lycée Jacques Brel de Vénissieux. Durant les mobilisations lycéennes du début du mois de décembre, il avait reçu un tir de flash-ball au visage (lire ici). Le jeune homme risquait fortement de perdre un oeil selon son avocat, qui avait déposé plainte auprès du procureur pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une mutilation et une infirmité permanente.

Manifestante dénonçant les violences policières, le 19 janvier 2019 à Lyon © Antoine Sillières
Manifestante dénonçant les violences policières, le 19 janvier 2019 à Lyon © Antoine Sillières

Après visionnage des bandes de vidéos surveillance, dans le cadre de l'enquête IGPN, le jeune homme, qui avait, dans un premier temps, déclaré rentrer tranquillement chez lui, avait reconnu avoir pris part aux affrontements avec les forces de l'ordre (lire ici). Ce qui ne présage en rien de l'issue de la procédure IGPN. C'est l'enquête administrative de la police des police qui doit objectiver si oui ou non  il y a eu usage proportionné de la force et si les conditions de cet usage ont été respecté.

Pas d'enquête en revanche concernant la personne blessée au visage à Lyon lors de la manifestation du 5 janvier, nous a assuré la préfecture. Les Gilets blancs, comme se nomment les fameux "street-médic", en première ligne pour exfiltrer les manifestants blessés (lire ici), expliquaient récemment à Lyon Capitale voir des blessures tous les week-ends. De leur côté, les forces de l'ordre nous précisaient, par la voix du syndicaliste policier SGP-FO Sébastien Thilliet, recevoir des jets de verre et être parfois la cible d'une "haine viscérale".

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