Service de soin intensif du Professeur Jean-Christophe Richard (unité Covid-19), à l’hôpital de la Croix-Rousse, à Lyon (©MAXPPP/PHOTOPQR/LE PROGRES/Joël PHILIPPON)

Coronavirus à Lyon : réanimation, hospitalisations ... les prévisions de l'Institut Pasteur

Comment vont évoluer les admissions journalières dans les prochains jours en Auvergne-Rhône-Alpes ? En France ? L'Institut Pasteur vient de publier ses projections à court terme sur l'évolution de l'épidémie de Covid-19.

L'Institut Pasteur a publié ce mercredi 24 février ses modélisations concernant l'évolution en France et par région de l'épidémie de coronavirus d'ici début mars. Deux modèles ont été établis par l'institut. Un premier qui s’appuie sur les prédictions épidémiologiques, météorologiques et de mobilité et un second qui utilise uniquement sur les prédictions épidémiologiques.

Modèle 1 de l’Institut Pasteur pour Auvergne-Rhône-Alpes

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, les projections n'indiquent pas de très forte hausse des admissions journalières. La tendance serait ainsi plutôt à une stagnation autour de 200 nouveaux cas par jours dans les services classiques et 26 en réanimation. Les deux modèles de Pasteur se rejoignent d'ailleurs sur ce point. Conséquence directe de cette stagnation du nombre d'entrée à l'hôpital, la pression hospitalière devrait dans les jours à venir poursuivre sa lente baisse dans les services classiques comme en soins intensifs. 

La situation régionale est plutôt meilleure que celle de l'Hexagone ou à court terme une légère hausse des admissions, de toute forme de gravité, est modélisée pour les prochains jours. La hausse sera par ailleurs plus marquée en Île-de-France ou dans la région Pays de la Loire. 

Modèle 2 de l’Institut Pasteur pour Auvergne-Rhône-Alpes

Reste désormais à savoir si la réalité va rejoindre cette modélisation de l'Institut Pasteur ? “Il faut être clair sur le fait que la production de telles projections est un exercice particulièrement difficile et incertain. Il convient donc de toujours les considérer avec précaution”, répond l'Institut lui-même. Si ces dernières années, de nouvelles méthodes permettant de mieux anticiper la trajectoire des épidémies ont été développées, la pandémie de COVID-19 a quelque peu mis à mal les certitudes sur ces outils d'anticipation.

“Avec l’épidémie de SARS-CoV-2 où des mesures sans précédent sont mises en œuvre pour contenir la circulation du virus ; la population peut rapidement changer ses habitudes lorsque la situation épidémique se dégrade ou s’améliore. Tout cela fait que la dynamique de l’épidémie est très instable, alternant des périodes de forte hausse, de plateaux ou de décroissance, sans qu’on en comprenne forcément tous les déterminants. Anticiper est donc un vrai défi…”, conclut l'Institut. 

Jusqu'ici, dans leur analyse rétrospective, l’erreur relative pour les projections du nombre de lits de soins critiques au niveau national est de 6 % à 7 jours et de 11 % à 14 jours. À l’échelle régionale, l’erreur relative est de 14 % à 7 jours et 20 % à 14 jours.

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