Pharmacie ©Photo by Pascal GUYOT / AFP

Coronavirus à Lyon : en pleine épidémie, comment s’organisent les pharmacies lyonnaises ?

Eux aussi, ils sont en première ligne. Ceux à qui, les Français, souvent, demandent les premier conseils. Les pharmaciens. A Lyon, ils s’organisent pour gérer cette épidémie.

Evidemment, en pleine épidémie de coronavirus, en plein confinement, à l’instar des supermarchés, les pharmacies sont ouvertes. Indispensables.

Elles aussi, elles ont pris des mesures pour gérer cette crise si particulière et si inattendue. Elles s’organisent. Elles changent leurs habitudes.

Protéger les plus fragiles

"Par exemple, on a mis en place un système d’appel pour les personnes les plus fragiles, pour celles qui ont de gros traitements, qui ont des renouvellements de médicaments", explique Thibault, qui travaille dans une pharmacie de l’ouest lyonnais. "On veut éviter au maximum que des personnes fragiles restent longtemps dans la pharmacie, dans la queue. On appelle, on prépare tout en amont. Car si on a des personnes atteintes du virus à la pharmacie, en même temps qu’une personne déjà très fragile, ça peut être très dangereux pour la personne fragile. Alors on essaye au maximum de faire passer quelqu’un de la famille pour récupérer les traitements", poursuit Thibault.

Dans cette pharmacie de ville, il y avait beaucoup de monde juste avant le confinement, au début du confinement. Depuis quelques jours, c’est calme. "Certains ont fait leurs stocks, d’autres ont peur de se déplacer désormais", ajoute-il.

Cette pharmacie a également créé des dossiers. Pour chaque client. Notamment depuis que les pharmacies ne peuvent plus délivrer qu’un boite de doliprane par personne et par jour. "Chaque patient qui vient nous acheter du doliprane, on le note sur son dossier. Et si on a jamais eu ce patient, on crée un dossier", poursuit-il.

On a beaucoup d’appels : « Est-ce qu’on peut aller voir notre généraliste ? »

Les pharmacies sont très exposées. En première ligne, aussi.

"On est très sollicités en tant que pharmacie de ville. Les patients viennent nous voir en premier. Ils viennent à la pharmacie avant toute chose. On a beaucoup d’appels : « Est-ce qu’on peut aller voir notre généraliste ? » Les gens ont peur d’y aller, d’être contaminé au cabinet du médecin. Certains viennent à la pharmacie avec certains symptômes. On est très exposés", explique Thibault.

Les employés, eux, sont particulièrement stressés.

"On est beaucoup plus stressés. Il y a beaucoup plus de normes. On ne va plus dans certaines parties de la pharmacie pendant la journée. On fait rentrer personne par personne, on doit faire la police. Certaines personnes ont tendance à s’approcher. Des patients ont peur donc ils ne sont pas tous très agréables. Certains veulent plus de dolipranes, ils veulent des masques. On fait aussi beaucoup de prévention. C’est usant. C’est une grosse pression", conclut-il.

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