@Antoine Merlet

Coronavirus à Lyon : combien de patients passent encore aux urgences ?

Les nombres de passage aux urgences pour suspicion de coronavirus COVID-19 sont l'un des indicateurs qui permettent de connaître l'évolution de l'épidémie. Dans le Rhône et la région Auvergne-Rhône-Alpes, quel est ce taux et comment a-t-il évolué ?

Lorsque le gouvernement avait présenté les premières cartes de l'évolution de l'épidémie de Coronavirus COVID-19, il se basait sur deux indicateurs : le taux d'occupation des lits en réanimation, et celui des passages aux urgences pour suspicions de coronavirus COVID-19. Ce dernier taux devait être inférieur inférieur à 6 % pour qu'un département soit classé vert (ou une région). 

Ce taux ne cesse de baisser depuis plusieurs semaines, indiquant un ralentissement des cas graves qui se présentent aux urgences. Pour Auvergne-Rhône-Alpes, en semaine 20, il était ainsi de 2,28 %, puis de 1,62 % en semaine 21, et désormais à 0,96 % en semaine 22 (du 25 au 31 mai). À titre de comparaison, sur le territoire national, ce taux est de 1,53 % toujours en semaine 22. Au plus fort de l'épidémie, en semaine 13, du 23 mars au 29 mars, il avait atteint 20 %.

De même, pour le Rhône, il était de 1,95 % en semaine 20,  puis 1,5 %, toujours en semaine 21 et désormais 0,9 % en semaine 22. Au plus fort de l'épidémie, en semaine 13, du 23 mars au 29 mars, il avait atteint 25,9 % avec 2 597 suspicions de coronavirus pour 10 000 passages aux urgences. Ces nouvelles valeurs, comme celles des hospitalisations (lire ici), restent donc particulièrement encourageantes. Le nouvel enjeu reste de repérer les patients via les réseaux de médecine de ville et de tester massivement pour tuer les regroupements de cas dans l'oeuf. C'est pour cela que toutes personnes présentant des symptômes sont invitées à prendre contact avec leur médecin.  

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