Collomb répond à l'opposition sur la chapelle de l'Hôtel-Dieu

Collomb s'explique sur la chapelle de l'Hôtel-Dieu
L'opposition ne pouvait pas laisser l'affaire. Les HCL, dont Gérard Collomb dirige le conseil d'administration, ont refusé une aide du plan de relance à hauteur de 500 000 euros pour rénover la chapelle de l'Hôtel-Dieu. Ce lundi soir, lors du conseil municipal, le maire d'opposition du 2ème arrondissement, Denis Broliquier a interpellé Gérard Collomb et lui a demandé si la ville et le Grand Lyon ne pouvait pas intervenir. La réponse du maire de Lyon a été sans appel et salué par une salve d'applaudissements dans le camp de la majorité. " Le jour où j'ai refusé cette aide, je faisais voter la suppression de 200 postes aux HCL et celle de 70 millions d'euros d'équipements. Tout le monde s'en moque et ne parle que de la chapelle. Quand je vois les équipes des urgences d'Edouard Herriot, je me dis que la priorité, elle est là. J'aime bien les murs mais j'aime encore mieux la tradition hospitalière lyonnaise. Et puis, c'est aussi une question de dignité vis-à-vis du personnel des HCL ", a déclaré d'un air solennel Gérard Collomb. Une intervention saluée à gauche et à laquelle l'opposition n'a pas trouvé grand chose à redire.

David et Arrue joue à Laurel et Hardy
Les attaques verbales de Jean-Jacques David, maire d'opposition du 6ème, à l'encontre de Jean-François Arrue, conseiller PS de ce même arrondissement ont servi de fil rouge à ce conseil municipal. Le maire du 6ème a profité d'un sujet apparemment anodin pour tancer son conseiller municipal et par la même dénoncer le manque de communication entre la mairie centrale et les maires d'arrondissement. " Monsieur le maire, donnez-nous des informations pour que nous puissions répondre à des conseillers d'arrondissement qui demande des informations sur des dossiers ", a insisté Jean-Jacques David. Un procédé qu'il a utilisé une seconde fois et qui a mis Jean-François Arrue en porte-à-faux. Sa critique faisant référence à un manque de communication de la mairie centrale selon l'élu d'opposition. Un stratagème qui a fini par énerver Jean-François Arrue : " trop c'est trop. Vous venez ici en ayant préparé un pamphlet contre moi sans m'avertir ". La scène a fait rire tout le conseil municipal et même Gérard Collomb qui a suivi ces échanges d'un air amusé.

Pas de dispute autour du personnel de la ville de Lyon
Dans l'ordre du jour de conseil municipal, un dossier laissait présager un grand affrontement entre la majorité et l'opposition : le vote de la modification du tableau des effectifs. Le groupe UMP Ensemble pour Lyon ne rate jamais une occasion de pointer du doigt le dérapage de la masse salariale mais s'est montré discret. Ils avaient demandé trois minutes de parole mais n'en ont pris qu'une. La question abordé en toute fin d'un conseil municipal, après déjà quatre heures de débat n'a pas rencontré la polémique attendue. Sur le sujet de la masse salariale, Gérard Collomb s'est montré inflexible : " il faudra me passer sur le corps pour voir une augmentation de la masse salariale de plus de 3 % ".

Enfin une entreprise pour la fourrière
Et une épine sortie du pied de la ville de Lyon, une. La fourrière va enfin pouvoir s'appuyer sur une entreprise pour enlever les voitures gênantes. Cette délégation de service public (DSP) vient d'être attribuée à Effia. En 2008, la municipalité avait décidé de ne pas reconduire le contrat signé avec Gefa, l'ancien gestionnaire, " non satisfaisant ". Mais voyant le marché lui échapper, cette société avait réussi à faire casser l'appel d'offre suivant. Dans la foulée, il avait laissé la fourrière en plan. C'est donc l'entreprise GDL, également candidate pour gérer la fourrière, qui avait accepté d'assurer l'intérim. Mais finalement, après plus d'un an et demi de système D pour la gestion de la fourrière, c'est une autre entreprise qui se voit attribuer ce marché : Effia. " Le gros intérêt de cette entreprise, c'est qu'ils pourront enlever 22 000 véhicules par an contre 17 000 actuellement ", a expliqué Gérard Claisse, adjoint à la démocratie participative.

Paul Terra

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