Chapeau et valises

Chapeau, la retraite

Qu’est-ce qui justifie que des grands patrons, des cadres supérieurs bénéficient d’indemnités de départ ou de retraite très élevées ? À peu près rien.

Le procédé est même particulièrement choquant pour les dirigeants sociaux révocables ad nutum, c’est-à-dire librement et à tout moment. Ces dirigeants justifient leurs très fortes rémunérations de toute nature au motif, précisément, qu’ils sont assis sur un siège éjectable. Mais, s’ils ont l’assurance en cas de révocation de percevoir des pactoles, l’argument ne vaut rien : le siège est peut-être éjectable mais il est aussi doré.

Il est tout à fait normal que soient payés cher un travail harassant, une disponibilité permanente, des responsabilités considérables, des risques personnels (en général assurés d’ailleurs) et même que soient récompensés des résultats exceptionnels, mais que l’allocation à vie de revenus importants (pour ne pas écrire exorbitants) soit attribuée en toutes circonstances laisse pantois. Il faudrait qu’on nous explique, en particulier dans les entreprises dont les résultats ne sont guère brillants.

Pour être complet, il y a cependant une hypothèse où ces avantages se justifient : lorsque les entreprises étrangères se disputent partout dans le monde à coups de rémunérations mirifiques nos très hauts dirigeants. C’est alors le jeu de la concurrence et il faut bien retenir nos fortes têtes. Mais combien sont-elles ?

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