Livret de naturalisation © Alain Jocard / AFP
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Brexit : à Lyon, l’État est dépassé par les demandes de naturalisation

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, les candidats à la naturalisation doivent passer par une association, le PIMMS. Or, aujourd’hui, la forte augmentation des demandes repousse toujours plus loin les rendez-vous disponibles à Lyon.

Les personnes qui souhaitent acquérir la nationalité française à Lyon doivent s’armer de patience. Fortuna, une Britannique installée en France en 2000, a décidé récemment d’entamer la procédure. Selon son estimation, entre “le dépôt du dossier et le délai pour avoir un rendez-vous à la préfecture, [elle va] en avoir pour quatre à cinq ans”. Un délai qu’elle juge “particulièrement long”, surtout lorsque l’on sait qu’en Ile-de-France la même démarche prend plutôt entre huit mois et un an. Une association en particulier est pointée du doigt : le PIMMS, Point Information Médiation Multi-Services. En 2006, la préfecture du Rhône a délégué le premier accueil des postulants à cette structure ; ironiquement, l’objectif était de “mettre fin aux files d’attente devant les préfectures”, explique Benoît Bourrat, directeur général de l’Union nationale des PIMMS.Cette délégation de service public qui ne dit pas son nom, tout à fait unique en France, a été étendue à toute la région Auvergne-Rhône-Alpes en 2015, avec la mise en place des plateformes de naturalisation. “Quand je suis allé voir le PIMMS, on m’a proposé un rendez-vous pour le printemps 2021 !” s’étonne encore Fortuna. Des délais confirmés par la directrice générale du PIMMS Lyon Métropole, Juliette Le Lay, qui l’admet : “Aujourd’hui, notre agenda est blindé jusqu’en 2021.”

Inégalité régionale

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