Après la crise, les nouveaux prix du marché lyonnais

Si le marché n’a pas retrouvé sa cote de 2007, il est cependant bien reparti à la hausse, avec un rythme de croissance de 6 %. Les statistiques officielles ne lisent cependant pas la reprise amorcée cette année. Nous vous donnons ici de vrais prix signés devant notaire.

C’est la reprise et ce ne sont pas seulement les professionnels qui l’affirment. Les statistiques le disent aussi : les prix sont sur un rythme de croissance annuelle de 6 %, selon le notariat. À part Paris qui se renchérit de 9,8 % d’après les dernières données, le rebond entre Rhône et Saône est plus marqué que dans les autres villes de France. Pour autant, l’immobilier n’a pas retrouvé encore sa côte de la fin 2007. “On va la rattraper dans les mois qui viennent”, pronostique Pierre Bazaille, président de l’institut notarial de l’immobilier. Ne pas croire cependant que le marché est totalement rétabli : “on est 15 % en-deçà des volumes de transactions de 2007”, calcule Me Bazaille. Dans plusieurs quartiers, les biens à la vente font défaut.

Au final, les prix ont dévissé pendant la crise de 8 % à Lyon, et un peu plus en périphérie. Ils ont en particulier baissé de 4,7 % en 2009. “La secousse immobilière à Lyon intra muros n’a duré que six mois, entre l’automne 2008 et le printemps 2009. On parle seulement de trous d’air”, estime le notaire. Les statistiques dont nous disposons ont été arrêtées en début d’année (voir page 52). Elles ne lisent pas encore la reprise. D’après le notariat, on peut les majorer d’environ 4 % pour saisir la cote du moment.
Ces chiffres montrent que la baisse n’a pas frappé le marché de façon uniforme.

Certains secteurs ont franchement dévissé en 2009 : Gare de Vaise (-10,6 %), Croix-Rousse Plateau (-10,5 %), Point du Jour (- 9,9 %) et États-Unis Mermoz (- 9,7 %). En revanche, certains beaux quartiers ont bien résisté (Pentes Croix-Rousse, Croix-Rousse centre, Vieux Lyon), prisés par des acquéreurs qui n’ont pas vraiment pâti de la crise. Charlemagne, Baraban et Gorge de Loup refluent eux-aussi de moins de 2,5 %. “Charlemagne profite de la proximité de la Confluence et le haut des Pentes bénéficie d’un effet bobo “, indique Me Bazaille. Cette baisse de 4,7 % n’annule pas le cycle de hausse précédent : tous les quartiers de Lyon progressent depuis 5 ans (+ 36,2 % en moyenne). 

_________________________

Croix-rousse : Plus bourgeoisque bohème

Si les pentes ont gardé leur charme, le plateau s’est largement embourgeoisé. De par sa réputation de village, son vivier de petits artisans-créateurs, son âme si “bobo’’, “habiter la Croix-Rousse, ça fait bien’’, explique Hélène Mollière, gérante de l’agence Orpi Croix-Rousse. Mais les vieux immeubles canuts restent trop chers pour ce qu’ils sont. La plupart sans ascenseur, parfois délabrés, criblés de tags, leurs prix sont trop élevés pour Yves Mallecourt, directeur de l’agence Laforet : ‘’le quartier a toujours été cher, mais avant il était accessible aux primo-accédants. Maintenant c’est moins vrai.’’

•Un appartement canut (1880) de 63m2 au 2e étage sans ascenseur avec une chambre a été vendu 199.000 euros (3 158 euros le m2). Situé dans le cœur de la Croix-Rousse à côté de la mairie, il n’a pas de mezzanine et offre donc de très beaux volumes.

•Un appartement canut de 130m2 situé dans le quartier Jacquard a été vendu 530.000 euros (4 076 euros le m2). Sans garage, ni cave, ni balcon, l’appartement est cependant traversant, entièrement rénové, avec des plafonds à la française.

Bellecour/Ainay : central et “refuge”

La vieille pierre et la commodité d’avoir tout à portée de main font toujours du centre-ville de Lyon un secteur prisé. La crise ? Entre Terreaux et Ainay, on ne connaît pas. Dans le 2e, les prix se sont enflammés de 15 à 20 % selon les professionnels depuis le début de l’année. Pour Bruno Gattet responsable de l’agence Century 21, “acheter dans cet arrondissement est devenu une valeur refuge”. “Les prix ont principalement progressé sur les petites surfaces”, selon Yves Mallecourt qui dirige plusieurs agences Laforêt à Lyon. Du beau, du beau, du beau. À condition de ne pas avoir de voiture à stationner et d’apprécier l’agitation des rues commerçantes, le quartier a tout pour plaire.

 • 200.000 euros, c’est le prix auquel a été cédé un T2 de 55 m2 à rafraîchir. Situé à un étage élevé d’un immeuble dans le quartier d’Ainay, ce bien aura donc coûté 3 636 euros du m2, auquel il faudra ajouter 500 euros du m2 pour la remise en état.  

• Place Antonin Poncet, un T3 très haut de gamme de 77 m2, avec deux chambres s’est vendu 343.000 euros, soit 4 454 euros du m2. Ce bien situé à l’entresol d’un immeuble napoléonien a bénéficié d’une rénovation de qualité, avec plafond à la française, voûtes en pierre, parquet Versailles et cheminée. 

• Un duplex de 115 m2 dans le quartier d’Ainay, au dernier étage d’un immeuble bourgeois a été cédé 450.000 euros. Ce bien rare de trois chambres qui a bénéficié d’une très belle rénovation a donc coûté à ses nouveaux propriétaires 3 913 euros du m2.

Vieux-Lyon : les charmes de l’ancien

Aux aspects de village médiéval, le Vieux-Lyon est très apprécié par les amateurs d’ancien. Traboules, escaliers biscornus, pavés et cours intérieures sont très prisés par les acheteurs qui recherchent à la fois le charme de l’ancien et la vie de quartier qu’offrent les petits restaurants, cafés et boutiques jalonnant les rues souvent piétonnes. Le Vieux-Lyon est agréable à vivre, excepté peut-être les périodes de fortes affluences touristiques. Il manque aussi cruellement des stationnements.

• Quai Romain Rolland, dans un bâtiment du XVIIe siècle, un appartement de 151 m2 avec trois chambres et deux salles-de-bains a été vendu 515.000 euros (3 411 euros/m2). En très bon état, l’immeuble possède l’ascenseur.

• Dans la montée du chemin neuf, un appartement de 84 m2 avec vue sur Fourvière et sans vis-à-vis, a été vendu 310.000 euros (3 690 euros/m2). L’appartement est en excellent état.

6ème : luxe, calme et commodités

Quartier bourgeois aux allures haussmanniennes, le 6ème arrondissement est connu pour sa tranquillité. Un peu trop même au goût de ses détracteurs qui le trouvent morne. Selon l’agence Guy Hoquet, “les lycées du Parc et Edouard-Herriot attirent les parents souhaitant inscrire leurs enfants dans des établissements reconnus”. La clientèle a les moyens d’acheter dans le 6e et ne souhaite pas acquérir ailleurs. L’agence Century 21 souligne que de nombreuses personnes installées depuis deux ou trois ans en dehors de Lyon, reviennent vers cet arrondissement qui module calme et commodités de la ville.

• Rue Bossuet, “un petit bijou” de 42 m2 a été vendu 163.000 euros (3 880 euros/m2). De l’ancien rénové avec cheminée, parquet, ce T1 bis possède une chambre séparée.

• Un appartement de 89 m2 comportant deux chambres plus une cave, un balcon et un grenier, a été vendu 310.000 euros (3 483 euros/m2). Situé avenue de Saxe dans un immeuble bourgeois, l’appartement doit tout de même subir 100.000 euros de travaux.

• Situé rue Pierre Corneille, un T6 de 165 m2 a été vendu 592.000 euros (3 588 euros/m2). L’appartement est au 3e étage sans ascenseur d’un immeuble de 1898, il comporte une cave et doit subir un léger rafraîchissement.     

Préfecture : chic accessible

Point de passage entre la Presqu’île et la Part-Dieu, c’est peut être le quartier le mieux placé de Lyon. Calme et agréable à vivre, le quartier de la Préfecture a le charme de l’ancien avec ses immeubles du 19e siècle. Selon Guillaume Trollet de l’agence Lamy, “le quartier de la Préfecture, c’est un 6e qui n’en a pas les prix’’. Et pour cause, Matthias Amiel, gérant de l’agence Novolia table sur une fourchette située entre 2700 et 3500 euros le m2. Mais le manque de métro fait défaut. Il faut marcher jusqu’à la Guillotière ou jusqu’à Foch dans le 6e arrondissement pour en trouver un. Par ailleurs, si le quartier est, la plupart du temps, assez calme, les manifestations passent cependant régulièrement près de la préfecture.

• Un appartement de 65m2 situé rue Rabelais a été vendu 240.000 euros (3 692 euros le m2). Dans un immeuble début 20e siècle, le bien est en bon état.

• Un appartement de 91m2 a été vendu 380.000 euros (4 175 euros le m2). Situé dans un immeuble de 1994 rue Molière, ce T4 est en très bon état et dispose d’un garage.

Guillotière : cosmo-festif

Avec la rénovation des berges, la Guillotière a pris de la valeur, tout en conservant son éternel caractère cosmopolite. Sa proximité avec la Presqu’île, les commerces très diversifiés et le passage du métro D rendent le quartier de plus en plus attractif. La clientèle s’est diversifiée avec le temps, et les primo-accédants se battent contre les investisseurs pour les appartements de la rue de Marseille ou de la rue Paul-Bert. Mais selon Sylvain Gasparotto, gérant de l’agence Century 21, les berges n’ont pas amené que des avantages. La pollution sonore qui en émane le soir fatigue les riverains, et le quartier est de plus en plus sale. “C’est le revers de la médaille’’, soupire-t-il.

• Un appartement ancien de 27m2 avec plafond à la française en bon état situé dans la Grande rue de la Guillotière a été vendu 90.000 euros (3 333 euros le m2). Sans garage ni cave, il bénéficie cependant de sa proximité avec les quais.

• Un appartement ancien (1900) de 48m2 situé rue Saint-Michel a été vendu 126.000 euros (2 625 euros le m2). En bon état, l’appartement contient une chambre dans un immeuble populaire.

• Un appartement récent (1998) de 100m2 comportant trois chambres a été vendu pour 328 000 euros (3 280 euros le m2). Situé rue Villeroy, à hauteur du métro Saxe-Gambetta, il est en bon état.

Jean Macé : l’utile et l’agréable

C’est un quartier qui se transforme en un temple des jeunes. Les écoles primaires et collèges sont nombreux. L’école des notaires et Science Po situées à Jean Macé attirent les étudiants, ce qui rajeunit vraiment le quartier. La proximité avec la Presqu’île et les berges du Rhône sont un atout considérable, de même que la halte ferroviaire récente. Parallèlement, le quartier qui s’organise autour de la place se veut vivant et chaleureux, même si, selon Pierre Agniel, gérant de l’agence Solvimo, “avec la voie ferrée qui passe tout près, le quartier est un peu scindé en deux’’. Un projet important à venir : la restauration de la caserne Sergent Blandan, et la transformation de ses 17 hectares d’espace vert en parc public. Un très bon point pour Jean Macé.

Un appartement ancien (1950) de 73m2 a été vendu pour 176.000 euros (soit 2 410 euros le m2). Situé rue Saint Lazarre, ce T3 bien agencé comporte un garage, un parquet en chêne, et est traversant avec une exposition Est/Ouest.

• Un apparemment ancien (1948) de 92m2, situé avenue Berthelot a été vendu 241.000 euros (2620 euros le m2). Ce grand T3 a la possibilité de faire une 3e chambre. Si la cuisine est à refaire, le reste est en bon état, et la salle de bain vient d’être rénovée.

• Un appartement ancien (1955) de 112m2 a été acquis pour 360.000 euros (3214 euros le m2). Situé rue Professeur Grignard, non loin du métro Jean Macé, il compte trois belles chambres et un séjour lumineux.

Vaise : l’accès facile

Excellente desserte et quelques bonnes affaires, voilà les ingrédients qui font du secteur Vaise/Gorge de Loup un quartier de plus en plus prisé. Périphérique nord, A6, tunnels de la Croix-Rousse, et Fourvière et une liaison en métro automatique, nombreuses sont les options pour gagner la Presqu’île ou quitter rapidement Lyon. “Le quartier le mieux desservi”, selon Benoît Ricol de Century21 Vaise. Selon Olivier Merindol de l’agence Lafôret, “les appartements dans un rayon de 200 à 300 m des stations sont particulièrement recherchés”. Les prix légèrement en dessous de la moyenne lyonnaise, notamment à Gorge de Loup, et un développement des commerces attirent principalement les primo accédants. Pourtant, selon l’agence Orpi de Vaise, “malgré de grandes mutations comme le pont Schuman à venir, le quartier souffre encore de l’image négative que la Duchère a drainée pendant plusieurs années”.

• À Valmy, un T3 propre de 71m2 dans une résidence sécurisée à proximité du métro s’est vendu 226.500 euros, soit 3 190 euros du m2. L’appartement se situe au 4e étage d’une résidence de 1990 et comprend deux grandes chambres, un garage et un balcon.

• Un studio de 32 m2 situé à Valmy s’est négocié 105.000 euros (3 281 euros/m2) Des travaux de rafraîchissement sont à prévoir. Le bien, au premier étage de l’immeuble qui comporte un ascenseur, inclut un garage. 

• Pour un T4 de 80m2 à Gorge de Loup, au 3e étage d’une une résidence des années 1970, il a fallu débourser 180.000 euros (2250/m2). Des prestations plutôt minimalistes et des travaux de rafraîchissement à prévoir.

Part-Dieu-Villette : pratique à développer

Les quartiers qui entourent une gare ne sont pas souvent agréables à vivre. La Part Dieu, quartier d’affaires, fait-il exception à la règle ? En tout cas, il est pratique, à défaut d’être vivant le soir. Avec son réseau de transports en commun surdéveloppé (métro B, tram T1, Rhône Express, et gare SNCF), avec le centre commercial qui s’est étendu, il devient de plus en plus attractif pour les jeunes couples, les primo-accédants et les familles. Selon Thibault Dipalma, gérant de l’agence Orpi Part-Dieu, c’est “le nouveau centre de Lyon’’. Avec des prix au m2 qui offrent encore l’occasion de trouver des perles rares pour pas très cher. Selon le professionnel, “on peut, sur Part-Dieu Est descendre jusqu’à 2200 euros le m2.’’ Les gros désavantages sont sans aucun doute la circulation difficile, le manque d’espaces verts et de vie de quartier.

• Un appartement dans un immeuble de 1977, faisant 63 m2 a été vendu pour 200.000 euros (soit 3 174 euros le m2). Situé avenue Lacassagne, au 8e étage avec ascenseur, il demeure en bon état et comporte un garage, une cave et un balcon.

• Un appartement récent (1995) en bon état de 115m2 situé rue de l’Espérance a été vendu pour 390.000 euros (3 391 euros le m2). Doté d’un garage et d’une cave, au 2e étage d’un immeuble de 8 étages, il comporte trois grandes chambres.

Gerland : une nouvelle mutation en vue

Gerland a une image d’anciens abattoirs et de cité-dortoir”, décrit Gaël Fluchaire de l’agence Guy Hoquet. “Les logements HLM font un peu peur et il n’y a pas assez de commerces”, complète Ophélie Larue, conseillère chez Axe immobilier. Les deux experts s’accordent sur un point : avec le métro jusqu’à Oullins et la création du tramway avenue Debourg, le quartier est en pleine mutation, ce qui “intégrera le quartier au cœur de Lyon et non plus au bout de Lyon”, espère Gaël Fluchaire. Avec un m2 aux alentours de 2800-3000 euros, l’endroit attire essentiellement des étudiants et des jeunes couples trentenaires avec enfant.

• Un T3 de 85 m2 refait à neuf avec cuisine équipée a été cédé pour 237.000 euros (soit
2 788 euros le m2). Situé au 2e étage d’une résidence de 1980, il dispose d’un garage en sous-sol.

• Proche du métro Jean-Jaurès, un T2 de 55 m2 situé au rez-de-chaussée d’un bâtiment de 1900 avec cour intérieure était à la vente. Adjugé 155.000 euros, soit 2 818 euros le m2.

• Proche de Jean-Macé, cet appartement de 67 m2 a été racheté pour 203.300 euros, soit 3 034 euros le m2. Au 1er étage, il dispose de deux chambres, d’un balcon, d’un garage et d’un grand parc intérieur. 

Monplaisir : vivante et bien desservie

Avec certains biens tutoyant les 4000 euros le m2, le quartier abrite, certes, une clientèle “plus jeune et branchée que Montchat, mais avec la même aisance financière”, décrypte M. Cinquin d’Orpi. Le lieu est - presque - idéal : “c’est une ‘ville dans la ville’ très demandée car vivante et bien desservie, notamment en métro”, détaille Gilles Delarche, gérant d’Adress’Immo. Et on peut y faire toute sa scolarité : de la maternelle à la fac !” Revers de la médaille : “il y a une demande très forte, mais peu d’offre avec un turn-over de 4 à 5 ans”, conclut M. Manzanini d’Immobilière de l’Est.

• Un T3 de 78 m2 a été cédé pour 297.000 euros (soit 3 807 euros le m2) au 7e étage d’un bâtiment de 1983, rue St-Maurice. Orienté sud, il comportait un garage et une cave.

• Cet été, des clients ont acquis un récent T2 donnant sur la friche RVI, rue du professeur Rochaix avec une vue sur tout Lyon grâce à une triple orientation. Pour ce 57 m2, comptez 225.000 euros, soit 3 947 euros le m2. Il bénéficie d’une immense terrasse de 70 m2. 

• Un T2 de 37 m2, refait à neuf, a été racheté pour 150.000 euros (4 054 euros le m2). Il est au 1er étage d’une résidence érigée en 1993, bénéficie d’un parking.

Montchat : Le “village”

À la recherche d’un endroit calme et tranquille en ville ? Direction le quartier de Montchat. “C’est un village dans la ville avec peu d’immeubles et beaucoup de maisons” explique Annick Bourg, la gérante de Ouest transactions. “Il y a moins d’effervescence qu’à Monplaisir”, poursuit M. Cinquin, de l’agence Orpi. Commerçant, le quartier souffre d’un isolement, mal desservi en transports en commun. Au final, Montchat, huppé, concentre beaucoup de professions libérales et médicales, à proximité des Hôpitaux. Vous ne trouverez aucun bien à moins de 3.000 euros.

• Au dernier étage (6e) d’une résidence de 1988, un T4 traversant de 80 m2 situé place de la Reconnaissance s’est vendu à 269.000 euros (3362 euros le m2). Il bénéficie d’un garage, d’un balcon et de la climatisation intérieure.

• Une maison datant de 1930 et mitoyenne des deux côtés a été vendue fin juillet pour 378.000 euros. Ses 96 m2 recouvraient deux étages avec deux chambres. Comptez 30 à 40.000 euros de travaux.

Point du jour : la campagne à la ville 

À l’ouest de Fourvière, le quartier s’est urbanisé depuis les années 1950. Toujours vert, ce coin attire des personnes souhaitant profiter d’un cadre agréable et calme dans des résidences de standing, même si la desserte en transport en commun reste médiocre. Les acheteurs “n’ont pas de difficultés budgétaires particulières”, selon Bétemps immobiliers.

• Immeuble de 1977, T5 de 97 m2, vendu à 232.000 euros (2 392 euros/m2). Situé dans la rue Joliot-Curie, l’appartement est équipé d’un balcon et d’un garage. En bon état.

• Appartement de 90 m2 avec garage, vendu à 255.000 euros (2 833 euros/m2). Situé avenue du Point du Jour, l’appartement de trois chambres est au 4e et dernier étage d’un immeuble des années 80.  

Tassin/Ecully : l’esprit Ouest

L’esprit village à quelques minutes du centre-ville. Le chic de l’ouest lyonnais. De la verdure dans la grisaille citadine. Autant d’arguments éculés mais qui font toujours sens lorsqu’on parle du secteur Tassin Ecully. “C’est un peu le 10e arrondissement de Lyon”, selon Jérôme Wolville de l’agence Carré d’or immobilier. Son atout : les résidences construites dans de vastes parcs et qui incluent souvent de belles prestations comme une piscine ou un court de tennis. “Les acquéreurs sont très exigeants”, constate Véronique Combes-Martin de l’agence Orpi. Pourtant, pour Stéphanie Bonnefoy de l’agence Lafôret, “Écully préserve son identité village tandis que Tassin a opté pour l’urbanisation de son cœur de ville”.

• Un T2 de 54m2 dans une grande résidence de Tassin, avec box extérieur, cave et terrasse, s’est négocié 130.000 euros. Soit seulement 2 407 euros/m2, mais il faudra tout de même prévoir 12.000 euros pour rénover sols, murs et revoir l’installation électrique. 

• Un appartement de cinq pièces de 127 m2 dans une résidence de grand standing au sein d’un parc avec piscine et gardien a été cédé 460.000 euros. 3 622 euros, c’est le prix au m2 qu’il a donc fallu débourser pour ce bien à Écully entièrement rénové qui comprend une entrée en marbre et une salle de bain de grand standing.

• Un T5 de 128m2 loi Carrez (178 m2 utiles) a été vendu 450.000 euros. Ce duplex de 2004 en plein cœur de Tassin dans une résidence avec piscine à carreaux de grande taille et parquet au sol comprend une grande terrasse et de très nombreux rangements. Son prix au m2 : 3 515 euros.

Villeurbanne : Lyon à petits prix

Ici, on est un peu à Lyon, sans avoir l’impression d’y être. C’est surtout vrai à la lecture des prix. “Les prix sont de 15 % moins élevés que ceux de Lyon”, précise Gilles Vaudois, gérant chez Laforêt. “Vers Charpennes, on peut être à 5 minutes du boulevard des Belges et payer 1000 euros/m2 de moins”, souligne Stéphane Vinet, gérant chez Guy Hoquet. La commune attire fort logiquement les primo-accédants. C’est aussi un marché de report, nombre d’acquéreurs recherchant Lyon mais se rabattant sur Villeurbanne, faute de budget suffisant. Charpennes et Gratte-Ciel, les plus commerçants, sont aussi les plus prisés. Une position qui va être confortée par le prolongement de l’avenue Henri-Barbusse. Les biens s’y négocient autour de 2700 euros le m2. Lorsque l’on s’éloigne vers Flachet ou GrandClément, les prix se tassent de 200 à 300 euros/m2 en moins. “On dispose là-bas d’une offre plus importante”, signale Stéphane Vinet. “Et on se rapproche du périphérique tout en ayant le métro”, souligne Maxime Caminale, directeur de l’agence Laforêt.  

• Une maison à étage de 85 m2, disposant de trois chambres et d’un jardin avec piscine, a été cédée pour 290.000 euros. Sur un terrain de 370 m2, elle est située entre l’avenue Salengro et le campus de la Doua. 

• Rue de Bruxelles, un T2 de 48 m2 comptant une chambre, un petit balcon mais sans garage s’est vendu de 155.000 euros, soit 3229 euros le m2. Il est en bon état, au 5e étage d’un immeuble des années 80. 

• Rue de Lorraine, un appartement de 82 m2 avec deux chambres et un garage a été cédé pour 222.000 euros, soit 2 707 euros le m2. Il est en rez-de-jardin, exposé ouest, dans une résidence bâtie en 2001.


• À Flachet, un appartement de 65 m2, au 4e étage d’un immeuble des années 60, a été racheté pour 150.000 euros, soit 2 308 euros le m2. Il bénéficie d’un balcon qui donne sur un grand parc intérieur. 

Décines et Meyzieu : entre Part-Dieu et Grand Large 

Ce sont les jumelles de l’Est lyonnais. Meyzieu et Décines ont toutes les deux profité du T3 qui les relie à la Part-Dieu. Niveau prix, elles se marquent à la culotte, cotées entre 2400 et 2500 euros le m2. “On trouve plus d’appartements à Décines, et plus de maisons à Meyzieu”, précise Franck Bonjour, responsable chez Square Habitat. C’est à proximité du Grand Large que se situent les produits les plus chers. La construction prochaine d’OL Land, prévu pour fin 2013, interroge le marché. “C’est un peu à double tranchant. Ça peut être une chance de développement mais certains craignent les engorgements routiers”, indique Anne Pichat, manager chez Century 21.  

• À Décines, rue Émile-Zola, un appartement de 79 m2, disposant de trois chambres et d’un garage a été cédé pour 164.000 euros (2 076 euros le m2). En bon état, il est au 2e étage d’une résidence de 1978, sans ascenseur. 

• À Meyzieu centre, un T4 de 84 m2 comprenant deux chambres et un salon double, a été acquis pour 225.000 euros (2 679 euros le m2). Il est au 3e étage d’un immeuble récent.  

• À Meyzieu, une petite maison de centre-ville de 100 m2, construite en 2007, s’est vendue 250.000 euros. Au bout d’une impasse, elle dispose de trois chambres et d’un garage, sur deux niveaux. 

Bron : remodelé par le tramway

Ici, c’est ville ou village. Les acheteurs ont le choix entre le secteur église qui conserve sa tranquillité, et le centre-ville, à l’aspect plus urbain, commerçant. Celui-ci a été remodelé à l’arrivée du tram, accueillant de coquettes résidences récentes. Mais le village brondillant pourrait connaître une évolution semblable, avec le prolongement du T2 vers Eurexpo qui desservira notamment le lycée Jean-Paul Sartre. “En partant de Lyon, Bron est la dernière commune de l’Est à avoir encore beaucoup d’appartements”, souligne Denis Eyraud, gérant chez Century 21. Les appartements s’échangent vers 2400 euros le m2. 

• Avenue du 8 mai 45, un T4 de 82 m2 a été racheté pour 186.000 euros (2 268 euros le m2). Il comprend un séjour double, deux chambres et un garage. En relativement bon état, il est au 1er étage d’un immeuble des années 70.


• Vers l’église, un T4 de 63 m2 a été vendu pour 155.000 euros (2 460 euros le m2). Il est au 3e étage d’un immeuble érigé en 1962, compte un séjour double, deux chambres et un garage. Il a besoin d’un rafraîchissement. 

• Vers l’église, un T3 en bon état de 53 m2 a été racheté pour 135.000 euros (2 547 euros le m2). Au 4e étage sans ascenseur d’un immeuble des années 60, il comprend deux chambres et un balcon. 

à lire également
Vue de Lyon – Au premier plan, Gerland © Métropole de Lyon
Après le départ de l’Olympique lyonnais pour Décines, les inquiétudes étaient vives concernant le devenir de Gerland. Mais l’arrivée du Lou et l’installation de l’académie de basket créée par Tony Parker ont clairement changé la donne.
1 commentaire
  1. lyonnais - 25 novembre 2010

    La Confluence, aujourd'hui un tour over avec les nouveaux arrivants. De l'audace c'est bien César Collomb, mais ça ne veut pas dire construire dans la précipitation en les mettant les uns sur les autres . Demain ce sera le paradis du troc même les Bobos ne voudrons plus y aller.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut