Lyon : vélo sur les quais du Rhône (photo : Florent Deligia)

5 bonnes raisons de faire du vélo à Lyon sans tomber dans les clichés

En matière de déplacement, certains clichés ont la vie dure et les cyclistes urbains ne sont souvent pas épargnés. Voici cinq bonnes raisons de faire du vélo à Lyon, sans parler d'écologie, de hipsters, décroissants ou bobos, mais juste d'usage et d'avantages pour soi-même. Et si à la fin, ça contribue un peu à améliorer la qualité de vie du plus grand nombre et sauver le monde très légèrement, ce n'est pas bien grave.

"Tu nous fatigues avec ton vélo, trouve-nous des raisons d'en faire à Lyon, sans tomber dans les clichés ni parler de sauver le monde, de dérèglement climatique ou d'écologie", de cette remarque amusée d'un collègue est venue l'idée de sortir des sentiers battus en matière de vélo à Lyon. Et si au lieu de parler des habituels "le vélo c'est économique" et autres "c'est bon pour la santé et la qualité de l'air", comment donner envie à quelqu'un de s'y mettre sans employer les traditionnels arguments ? Pour cette rentrée 2019, voici donc cinq bonnes raisons de faire du vélo à Lyon.

Utiliser l'un des modes de déplacement urbain le plus rapide et oublier ce qu'est un embouteillage

Pas de problème de parking, de devoir tourner dix minutes pour trouver une place en ville, de payer le parcmètre, de bouchons qui énervent ou de correspondance entre deux lignes de métro : le chemin le plus rapide entre deux points en ville, c'est celui qu'on prend en vélo. Même en respectant le Code de la route et les feux, histoire d'anticiper certaines remarques, il s'agit de l'un des modes de déplacement urbain les plus rapides et efficaces. Chaque trajet et différent, mais lorsqu'on compare voiture, transports en commun et vélo, c'est souvent le dernier qui gagne en termes de temps. Les transports en commun ont l'avantage de permettre de faire autre chose comme lire. Cela tombe bien, ils sont tout à faire complémentaires avec la solution vélo et à Lyon, les parcs relais possèdent aussi des parkings dédiés aux cycles.

Passer ses nerfs sur les pédales

Une réunion qui s'est éternisée, un problème qui a fait perdre trop de temps, une situation qu'il va falloir régler rapidement... le vélo à l'avantage de permettre de passer ses nerfs sur les pédales en fin de journée (même si certains automobilistes garés sur les pistes cyclables peuvent aussi énerver parfois). Se défouler et rentrer ainsi plus vite à la maison, la combinaison est imparable pour redescendre en tension et faire un peu d'exercice physique, tout en utilisant le trajet du retour comme un sas de décompression.

Couper, être loin de son téléphone, des réseaux sociaux et co...

Les endroits où l'on peut encore "couper" se font de plus en plus rares. Même le cinéma, sanctuaire où les téléphones portables sont censés être en silencieux, voire en mode avion, commence à tomber. Smartphone dans la poche ou la sacoche, faire du vélo c'est oublié d'être dérangé toutes les 2 minutes par son téléphone, ne pas succomber à la tentation d'aller voir ce qu'il se passe sur Twitter ou Facebook, juste rouler et profiter. Il n'est pas rare de croiser certains cyclistes téléphones à la main. À Lyon, les policiers verbalisent de plus en plus cette habitude avec une amende de 135 euros. C'est également perdre l'un des plaisirs de pouvoir faire du vélo loin des notifications...

...prendre du temps pour soi et être libre

Même si cela peut être un plaisir de faire la route avec d'autres cyclistes, faire du vélo, c'est souvent se retrouver seul et prendre du temps pour soi. L'esprit se détend, il vagabonde parfois (tout en restant concentré sur la route), certains problèmes qui pouvaient paraître insolubles trouvent d'un coup une solution inespérée, quantité de choses à côté desquels on passe tous les jours deviennent visibles. L'étude danoise Mass Experiment 2012 réalisée sur 25 000 élèves de 5 à 19 ans a montré que les enfants qui allaient à l'école à vélo ou à pied voyaient leur concentration améliorée pendant une durée qui pouvait monter jusqu'à 4 heures. Rouler à vélo, c'est aussi la possibilité de ressentir un sentiment de liberté individuelle très fort : aller où on le souhaite, se garer contre le premier arceau que l'on croise pour terminer à pied et se rendre dans la boutique qu'on voulait visiter juste parce qu’on en a envie.

Juste Lyon

Aller au bout du monde à la pointe de Confluence, croiser des lapins dans le parc de Gerland, profiter des berges du Rhône, contempler l'Hôtel Dieu, les façades colorées à l'italienne le long de la Saône, filer au parc de la Tête d'Or, celui de Miribel Jonage, grimper les collines, admirer la vue... et si la meilleure raison de faire du vélo à Lyon, c'était tout simplement Lyon. Les infrastructures ne sont pas toujours parfaites, mais le plus important est là. La ville est belle, rouler à vélo à l'intérieur, c'est s'offrir un voyage à travers dans le temps à travers 2 000 ans d'histoire avec un engin parfois plus classe qu'une DeLorean. On redécouvre parfois certains endroits en les voyants sous un nouvel angle. Lyon est également à taille humaine. Ainsi, il suffit de quelques coups de pédales pour en sortir et profiter des chemins au milieu des vergers au sud-ouest ou des routes sinueuses du Mont Cindre. Le plus gros défaut reste d'avoir envie de faire des photos toutes les cinq minutes.

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