170 obus trouvés vers la Part-Dieu

Ces bombes, allemandes et américaines, datent de la Seconde Guerre Mondiale. Elles vont être acheminées vers Toulon pour plus d'analyse. Le chantier des archives départementales est stoppé pour trois semaines.

Mercredi matin aux environs de 8h, les ouvriers qui travaillaient sur le chantier des archives départementales ont découvert plusieurs obus enterrés à quelques mètres sous le sol. C'est le site sur lequel le campement Rom avait élu domicile. On compte 170 engins mais aucun ne porte d'amorce susceptible de les déclencher. La plupart sont des modèles 36 utilisés principalement lors de la Seconde Guerre Mondiale, par les Allemands alors que quelques-autres sont des modèles 105 utilisés comme fusées éclairantes par les Américains. "Une telle quantité est rare à Lyon", confie David Schahl, adjoint en chef du centre de déminage de Lyon.

"Tels qu'ils sont là, ils n'y aucun risque d'explosion", assure le nouveau préfet délégué pour la défense et la sécurité, Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts. Le service de déminage lyonnais a tout de suite fait arrêter le chantier. La semaine prochaine, les 6,5 tonnes de munitions seront évacuées par autoroute vers un centre spécialisé à Toulon. D'ici là, le chantier est surveillé par la police et une société privée de gardiennage afin de prévenir tout vol.

Issus d'une ancienne usine de ferraillage

La raison d'une telle quantité d'obus ici n'est pas encore tout à fait claire. La thèse la plus avancée est que l'ancienne usine de ferraillage, qui se trouvait là, aurait stocké ces munitions afin de les recycler. Une infime partie de ces obus, qui pèsent en moyenne 18 kg, sont totalement vides (sûrement dépoté) tandis que les 125 restants ont encore leur gaine. Du coup, les démineurs ne savent pas s'ils ont été démontés puis remontés ou s'ils sont pleins. Les seules raisons qui pourraient déclencher l'explosion de ces munitions seraient un incendie, un choc violent ou une erreur lors de leur déminage.Le chantier est arrêté pour une durée normale de 3 semaines, alors qu'il avait déjà pris un an de retard en 2009 suite à la présence du camp rom.

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