Signature du traité interdisant les sous-munitions : "une victoire historique" pour Handicap International

Une victoire pour l'ONG lyonnaise Handicap International, à la tête d'une coalition mondiale d'associations engagée sur le sujet depuis 2003. Après avoir fait adopter en 1997 la convention sur l'interdiction des mines antipersonnel (traité d'Ottawa), les Etats ont en effet adopté, sous la pression d'une campagne d'opinion, un nouveau traité interdisant cette fois-ci les BASM. Ces bombes sont contenues dans des conteneurs largués à haute altitude qui libèrent ensuite plusieurs centaines de bombes. 98 % de ces victimes sont des civils.
Pour le directeur de Handicap International, Jean-Baptiste Richardier, "les pays non signataires, qui souhaiteront utiliser les bombes à sous-munitions, devront le faire en ayant conscience d'avoir recours à une arme illégale. Et cela, ça change tout".
Mais cet enthousiasme ne doit pas faire oublier que les principaux pays producteurs, la Chine, la Russie, les Etats-Unis et Israël, n'ont pas signé le traité. Par ailleurs, la France et le Royaume-Uni, ont pu signer en gardant la possibilité de conserver des stocks.

Malgré tout, pour le directeur général de l'ONG, le traité d'Oslo est "probablement supérieur au traité d'Ottawa" : "les Etats sont allés plus loin dans la pleine reconnaissance du statut de victime, avec des obligations concrètes en matière de soin et de prise en charge". Des obligations concrètes, certes. Mais pour le moment un fonds reste à créer pour venir en aide aux victimes. Et on ne sait toujours pas de quel montant il sera doté.
Enfin, pour entrer pleinement en vigueur, ce traité doit être ratifié par au moins trente Etats signataires. Il sera opérationnel six mois après cette ratification.

Shéma : CF Escoffier pour Handicap International

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