Les finances sont dans le rouge mais l’OL maintient le cap

L’OL a communiqué les résultats financiers pour les neuf premiers mois de son exercice 2012-2013. Des résultats en repli, "qui n’affectent pas le Grand Stade", selon le club. La politique de réduction de la masse salariale a néanmoins permis de limiter la casse.

L’Olympique lyonnais vient de publier son chiffre d’affaires pour les neuf premiers mois de son exercice fiscal 2012-2013. Des résultats qui restent dans le rouge, en recul de 12,7 %, la faute à l’absence du club de Jean-Michel Aulas de la Ligue des Champions. Avec 101,3 millions d’euros de produits d’activités, contre 116 sur la même période de l’exercice précédent, les comptes ne sont donc pas brillants. De nombreux secteurs sont passés au rouge pour cette année loin des sommets européens.

La billetterie s’est littéralement effondrée (de plus de 41 %) ne rapportant au club que 8,7 millions d’euros. Le club table néanmoins sur les dernières affiches non prises en compte dans ces calculs pour regonfler la bourse de la billetterie. "La programmation des affiches majeures en championnat sur le dernier trimestre (ASSE, PSG) conduira à un rééquilibrage important des recettes de billetterie championnat", note le groupe, qui souligne que "la rencontre contre le PSG a battu le record historique de billetterie en championnat, avec la plus forte affluence de la saison".

Mais, en plus des spectateurs, les téléspectateurs ont également fait défaut au club, qui a bénéficié de 41,1 millions d’euros de droits marketing et télé, contre 57,9 à cette date en 2012. Les droits télé sont en effet bien différents selon qu’il s’agit de l’UEFA (7 millions d’euros) ou de la Ligue des Champions (22,4 millions). De leur côté, les produits de partenariats reculent de 2,9 millions d’euros (15,6 millions). Les produits de la marque, s’ils se replient également, absorbent tout de même assez bien une saison en dehors du top européen : 12,6 millions d’euros contre 14 millions au 31 mars 2012.

Grand Stade : des longueurs “moins financières que juridiques”

On supposerait que l'ensemble de ces résultats assombrirait le ciel au-dessus du projet de Grand Stade. Pas selon l’OL. Et si le plan de financement qui était attendu au premier semestre tarde à apparaître, le groupe assure que "tout avance bien" et glisse qu’il faudra "être attentif dans les semaines à venir". "Boucler un dossier de cette importance est extrêmement compliqué et moins du point de vue financier que juridique", expose le club. Un avis que ne partage pas l’association Déplacements citoyens, qui estime, en étudiant les finances du groupe, "comprendre pourquoi l’OL retarde de semestre en semestre depuis plusieurs années la publication d’un plan de financement crédible pour son projet décinois".

L'OL continue sa cure d'amaigrissement

Pourtant, si l’OL pâtit de son absence du haut niveau européen, le plan de retour à l’équilibre pour le 30 juin 2014 qu’a initié le club amortit ce qui aurait pu être un extraordinaire gadin économico-sportif. Et l'OL Groupe entend bien maintenir le cap du redressement, selon deux axes : réduire la masse salariale et miser sur le centre de formation. Sur la période du rapport, les produits de cession de joueurs sont en forte progression et s’inscrivent à 23,3 millions d’euros contre 10,8 millions en 2012.

Mais, après une vague de départs incluant entre autres Cissokho, Kallström (photo), Lloris, Pied et Réale, l’OL peut-il encore continuer à jouer sur ce levier économique ? "Bien sûr", assure l’OL. "Ce plan se maintiendra indépendamment des résultats sportifs", assure le club, qui n’entend pas relever la pédale même s’il rejoue en Ligue des Champions l’année prochaine. La politique de cession continuera donc, avec une limite tout de même : garder au moins onze joueurs pour le terrain. Si l'OL veut peser plus lourd, il faut déjà qu'il commence par s'alléger.

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