Lyon : les expos à voir en janvier


Par Stani Chaine
Publié le 10/01/2017  à 15:53
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Des boîtes, des visages. Un chantier, des souvenirs vivaces et des maquettes abandonnées. Accompagné d’un poète ou de la femme que vous aimez, c’est votre tour d’y voir… la sélection que Lyon Capitale vous a concoctée pour ce premier mois de l’année.

Gilles Ghez – Six scions © DR
Gilles Ghez – Six scions.

Les boîtes magiques de Gilles Ghez

Gilles Ghez invente, imagine, fabrique des boîtes à l’intérieur desquelles se déroulent sous nos yeux des saynètes drolatiques et foldingues en peinture, objets et décor. Cela tient du grand art et du montage, du collage, de la maquette et de la bande dessinée. C’est plein de fantaisie. On retrouve un humour à la fois absurde, poétique et métaphysique, Alphonse Allais et Jirí Kolár. Les titres sont de petits délices de jeux de mots : Six scions, Tu es moi, Mon tour d’y voir, Un cheval de Troie pour deux. D’ailleurs, il se définit comme un “peintre littéraire”.

ATTENTION : seulement jusqu’à samedi 14 janvier, à la galerie AMRP.

Des visages de femmes avant travaux

Chinese Pool, portrait (Liu Dan) © Roland Fischer
© Roland Fischer
Chinese Pool.

Dernière expo avant des travaux dont la durée est indéterminée à la galerie Domi Nostrae. Pour trois jours seulement : “Les femmes que j’ai aimées ont un je-ne-sais-quoi qui m’enchante, absolument”.

27 artistes de la galerie constituent une “autofiction” des galeristes Christine et Fabrice Treppoz autour des visages féminins, qui deviennent présence, paysage, souvenir, utopie ou secret tout en interrogeant le statut de la photographie.

Vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 janvier, à la galerie Domi Nostrae.

 

Les visages de la poésie aujourd’hui

La poétesse Katia Bouchoueva © Tanguy Guézo
© Tanguy Guézo
Katia Bouchoueva.

Pour fêter ses 30 ans, l’espace Pandora propose une exposition itinérante. Cette structure installée à Vénissieux qui parraine le Printemps des poètes (cf. notre supplément Culture) organise toute l’année des lectures, ateliers, résidences et mène une véritable action sociale sur le terrain. Elle est également éditeur de poésie avec La Passe du Vent, la maison dirigée par Thierry Renard.

Pour son anniversaire, place à l’image. Reliant poésie et arts plastiques, le photographe Tanguy Guézo a tiré le portrait d’une vingtaine de poètes vivants, selon leur personnalité, leur environnement, leur univers. Son exposition “Visages d’une poésie vivante !” démontre la vitalité de ce monde des mots intelligents et sensibles.

Du 5 au 17 janvier, au Polaris (Corbas).

Un chantier de construction

Sandra Lorenzi – Prospective des murs © Blaise Adilon
© Blaise Adilon
Sandra Lorenzi – Prospective des murs.

Fut un temps où les artistes étaient des peintres et utilisaient des pinceaux. Ici, on a affaire à une plasticienne qui use de la truelle et du mortier, gras ou maigre. Avec “Prospective des murs”, Sandra Lorenzi invite le visiteur à entrer dans son “œuvre-exposition” comme dans une maison en construction. Mais le chantier reste très clean. Elle mêle moellons et autres éléments avec quelques objets fonctionnels d’un appartement. Chacun trouvera ou non un choc esthétique et/ou émotionnel, entrera ou non dans le “concept” et le “discours” de ce travail aujourd’hui bien conventionnel, qui reflète sans doute l’académisme de son temps.

Jusqu’au 21 janvier, à l’espace d’arts plastiques Madeleine-Lambert (Maison du Peuple, 12 rue Eugène-Peloux, Vénissieux).

L’espace plié et déplié par Mengzhi Zheng

Mengzhi Zheng – Vue de l’exposition à l’Urdla, 2017 © DR
Vue de l’exposition.

À l’Urdla, Mengzhi Zheng dit travailler sur les notions d’espace. La diagonale domine et structure l’espace et se repère sur les supports en tôle métallique des Maquettes abandonnées fixées au mur tout comme pour la série colorée des linogravures où le pli – mental – est à faire. Plier pour ériger des formes et les déployer dans l’espace.

Pli/dépli est posé au sol et tend vers une échelle qui invite à la traverser. Une autre sculpture et une maquette d’un autre pli/dépli donnent l’illusion d’un faux miroir que le plasticien veut rendre à l’état aplati. Aussi, les linogravures renvoient à la pratique du dessin, comme une réponse au travail du volume.

NB : Mengzhi Zheng installe par ailleurs une œuvre pérenne au sommet du parking de la Part-Dieu.

Jusqu’au 28 janvier, à l’Urdla (Villeurbanne).

La rétro de l’Institut d’art contemporain

Anthony McCall – Between You and I et autres films de lumière solide, IAC © Blaise Adilon
© Blaise Adilon
Anthony McCall / Between You and I et autres films de lumière solide.

À Villeurbanne également, l’IAC commence l’année 2017 en “relisant” certaines expositions monographiques des dix dernières années, notamment celles d’Anthony McCall ou Joachim Koester, ainsi que thématiques, de “Fabricateurs d’espace” (2008) à “Otium/De Mineralis” (2015) en passant par les activités du laboratoire Espace Cerveau. Cette exposition “2006 Immersions 2016” fête les 10 ans de parcours de la directrice de l’institut, Nathalie Ergino.

Jusqu’au 12 février, à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne.
MàJ 13/01 : EXPOSITION PROLONGÉE JUSQU’AU 19 FÉVRIER.
Joachim Koester – Tarantism (vue de l’exposition à l’IAC, décembre 2016). Courtesy galerie Jan Mot (Bruxelles) © Blaise Adilon
© Blaise Adilon
Joachim Koester – Tarantism (vue de l’exposition à l’IAC, déc. 2016)
> L’intégralité de l’article sur cette exposition est à lire dans Lyon Capitale n°762 (janvier 2017).

 

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