Agression : action du personnel de la prison de Villefranche


Par Christelle Monteagudo
Publié le 18/09/2013  à 18:45
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Au lendemain de l'agression de trois gardiens par un détenu jugé dangereux, l'ensemble du personnel de la prison de Villefranche-sur-Saône suit un mouvement de protestation jusqu'à lundi.

Ce mardi, en fin d'après-midi, un détenu condamné pour des violences volontaires a agressé trois gardiens à la maison d'arrêt de Villefranche. Pratiquant régulièrement le kick-boxing, il a porté des coups de genoux et coups de poings aux gardiens. Deux ont écopé de 6 jours d'ITT, le troisième de 8 jours d'ITT. Condamné pour violences volontaires, il doit être libérable en 2018, nous indique une source policière.

Un mouvement symbolique

Ce mercredi, une vingtaine de surveillants ont décidé de mener un mouvement symbolique : ils ont mené, de manière très lente, les différentes procédures à l'intérieur de l'établissement pénitentiaire.  Il ne s'agit pas d'un rassemblement, mais une manière différente d'attirer l'attention au plus niveau.

"La direction de la prison subit aussi cette violence quotidienne, explique Daniel Gidon, délégué FO. Depuis des années, nous demandons des effectifs supplémentaires". Certes, il y a la quantité, mais aussi la qualité de la formation des surveillants. Le syndicaliste évoque le cas de détenus atteints de certaines pathologies, selon lui. "Nous ne sommes pas formés à entourés des détenus qui releveraient de la psychiatrie," juge-t-il.

Une enquête a été ouverte. Saisie par le parquet, la police doit interroger le détenu et les différents fonctionnaires de la prison, présents lors de l'agression.

Des tensions entre gardiens et détenus 

Cette information, communiquée par les syndicats de gardiens de prison, nous a été confirmée par la police, tout comme son caractère violent. Néanmoins, les tensions demeurent importantes entre détenus et personnels pénitentiaires, comme l'évoque un précédent article paru dans Lyon Capitale (mars 2013)

Déjà en 2009 le contrôleur général des lieux de privation de liberté avait signalé "une rigidité du personnel des parloirs, qui se manifeste dans l'absence de tolérance au moindre retard... Les surveillants adoptent un ton inadapté à l'égard des visiteurs." En novembre 2012, il était revenu à la prison de Villefrance, son rapport sera rendu public en mars prochain. 

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