MERCIER

Un recours pour sauver le sénateur Mercier ?

Le recours que pourraient déposer les communistes, qui espèrent récupérer un siège de sénateur à l’UMP, pourrait aussi faire les affaires de Michel Mercier. Si une action en justice est engagée, le sénateur UDI obtiendra un délai pour se conformer au non-cumul des mandats et pourrait ainsi rester au conseil général jusqu’à la création de la métropole, le 1er janvier 2015.

La rumeur courait depuis quelques jours dans l’hôtel du département : un recours contre les résultats de l’élection sénatoriale du 28 septembre pourrait être déposé pour peu qu’il y ait matière. Nos théoriciens départementaux du complot imaginaient Michel Mercier dans le rôle du requérant. Et, pour eux, le mobile était tout trouvé. Le temps que le recours soit purgé, les sénateurs nouvellement (ré)élus n’ont pas besoin de se mettre en conformité avec le non-cumul des mandats. Un scénario qui permettrait à Michel Mercier de rester premier vice-président du département vraisemblablement jusqu’à la création de la métropole.

Dimanche, en fin d’après-midi, personne n’a donc été réellement surpris d’apprendre qu’un recours allait sans doute être déposé. Mais Michel Mercier n’est pas à la manœuvre.

Dans un premier temps, c’est Gérard Collomb qui a demandé le recompte des bulletins de vote, avec véhémence. Pour une poignée de voix, l’UMP a en effet chipé un siège de sénateur aux communistes. Martial Passi a ensuite refusé de signer le procès-verbal de vote et laissait dimanche soir planer la menace d’un recours devant le Conseil constitutionnel. Quand nous lui avons expliqué qu’une telle démarche juridique pourrait offrir un délai à Michel Mercier pour rester au conseil général quelques mois de plus, Martial Passi a esquissé un grand sourire. Les deux hommes s’entendent bien, au-delà de leurs clivages politiques. Durant la campagne des élections cantonales de mars 2011, Michel Mercier lui avait épinglé la Légion d’honneur. Pour le sénateur centriste, la possibilité d’un recours contre cette élection était, dimanche soir, la seule note positive dans une journée qui aura vu le centre lyonnais décliner un peu plus.

Les commentaires sont fermés

Faire défiler vers le haut