Nathalie Perrin-Gilbert, à l’hôtel de ville de Lyon – novembre 2018 © Tim Douet
Nathalie Perrin-Gilbert, à l’hôtel de ville de Lyon – novembre 2018 © Tim Douet
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Nathalie Perrin-Gilbert, une maire de Lyon à gauche en 2020 ?

À Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert s’affirme comme le nouveau visage de la gauche. Le succès viral (1,2 million de vues sur les réseaux sociaux) de son intervention ciselée lors de la réélection de Gérard Collomb l’a confirmé. Tout comme son alliance avec La France Insoumise, très heureuse d’avoir trouvé en elle une incarnation lyonnaise de son mouvement. Première à s’être extirpée de l’ancienne majorité de gauche plurielle qui avait porté au pouvoir l’ancien ministre, Nathalie Perrin-Gilbert peine toutefois à rassembler autour d’elle les déçus d’un modèle lyonnais trop droitier.

Le syllogisme emprunte finalement plus au sophisme. Nathalie Perrin-Gilbert incarne l’opposition à gauche à Gérard Collomb, en 2020 l’espace politique à la gauche du maire de Lyon peut être suffisamment large pour renverser l’ancien ministre macroniste, donc Nathalie Perrin-Gilbert pourrait devenir la première femme maire de Lyon. L’équation paraît simple, sur le papier. Mais elle comporte, à dix-huit mois du premier tour des municipales, une inconnue : la capacité de la maire du 1er arrondissement à rassembler la gauche derrière elle. “Plus que toutes les autres forces de gauche, elle incarne l’opposition à Gérard Collomb. Elle est difficile à contourner, mais il est difficile de travailler avec elle. C’est l’impasse dans laquelle nous sommes”, résume Thomas Dossus, le secrétaire départemental d’Europe Écologie-Les Verts.

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Nathalie Perrin-Gilbert au conseil municipal, le 19 novembre 2018 © Tim Douet
En 2020, Nathalie Perrin-Gilbert portera les couleurs de La France Insoumise. Après avoir conquis le 1er arrondissement en 2014, elle lorgne désormais sur la ville entière. En s’appuyant sur les Insoumis et sur des citoyens engagés associativement, elle se fixe l’objectif de “déconfisquer” une ville qui appartient aujourd’hui, dit-elle, à Gérard Collomb et à une “oligarchie politique et économique”. Entretien.

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