Grand Lyon – conseil de la métropole © Tim Douet
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Métropole de Lyon 2020 : une bataille indécise

En 2014, Gérard Collomb s’était taillé un scrutin sur mesure. À un an de l’élection métropolitaine, le climat a changé. Pas encore assuré de pouvoir candidater à ce scrutin, à cause de l’émergence de David Kimelfeld, le maire de Lyon doit faire face à la poussée des Républicains dans l’Est lyonnais. Le scrutin devrait se jouer à Villeurbanne et dans le val de Saône, deux territoires dans lesquels tous les scénarios sont envisageables – Carte et analyse.

C’est un scrutin qui doit rendre l’organisation politique de la métropole plus claire, la mettre à l’abri des alliances de couloir qui cimentent les majorités depuis 2001 au Grand Lyon. Mais, à un an de son baptême du feu, personne ne parie sur le fait que le nouveau mode de scrutin remplisse sa mission. Il est calqué sur le modèle de l’élection municipale à Lyon, avec une métropole découpée en quatorze scrutins avec une prime majoritaire. Les 150 conseillers métropolitains ainsi désignés éliront ensuite leur président, et un chamboulement entre le verdict des urnes et le troisième tour a beaucoup moins de chances d’advenir. “Au soir du second tour, je ne suis pas sûr que l’on y verra plus clair. L’atomisation des différentes sensibilités politiques peut empêcher l’apparition d’une majorité”, pointe pourtant Marc Grivel, le président du groupe Synergies, qui présentera ses propres candidats dans deux des quatorze territoires.Les incertitudes que génère le nouveau mode de scrutin métropolitain témoignent aussi du big bang politique qui s’est opéré depuis 2014. À l’époque, Gérard Collomb s’était taillé une élection sur mesure dans un contexte où la vie politique gravitait autour du PS et des Républicains. Entretemps, le bipartisme a implosé. LREM a conquis le pouvoir en quelques mois avant d’être tout aussi rapidement menacé d’explosion par un mouvement des Gilets jaunes dont la protestation semble surtout profiter à des extrêmes déjà bien revigorés. Lesquels pourraient rendre l’équation métropolitaine insoluble s’ils venaient à gagner une des quatorze circonscriptions.

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