Gérard Collomb annonce qu'Emmanuel Macron "entre en campagne"

Dans une interview accordée à l'hebdomadaire, Le Point Gérard Collomb a confirmé qu'Emmanuel Macron "entre en campagne" pour l'élection présidentielle 2017.

Le maire de Lyon très proche d'Emmanuel Macron a confié au Point que son protégé Emmanuel Macron "entre en campagne". Mais pas tout de suite, le maire de Lyon affirme que le ministre de l'Économie ne quittera pas le "12 juillet, jour de son meeting à la mutualité de Paris". Il en a aussi dit un peu plus sur la stratégie du ministre : "Il pense qu'on ne peut pas attendre le 15 ou le 20 décembre 2016 pour s'apercevoir qu'il n'y a pas d'offre politique parallèle. Emmanuel Macron veut donc construire une offre qui s'articule autour de cette question : comment construire une offre progressiste dans une société qui change à une vitesse accélérée et dans le cadre de la mondialisation ?"

"On ne peut pas s'affaiblir en passant par une primaire de gens faibles"

Le ministre de l'Économie ne devrait pas passer par les primaires selon Collomb : "La Belle Alliance Populaire qui organise la primaire représente des forces politiques assez faibles. Regardez leur meeting : il y avait 200 personnes à Paris, 250 personnes à Lille. On ne peut pas s'affaiblir en passant par une primaire de gens faibles. Macron ne veut pas s'adresser à un clan, mais s'adresser aux Français. Si François Hollande règle son problème par rapport aux Français, ça changera la donne. Mais il faut une offre parallèle s'il ne parvient pas à le faire."

Emmanuel Macron devrait donc battre campagne cet été en lançant "une tournée en province durant toutes les vacances". En septembre le ministre sera à Lyon les 23 et 24 a annoncé Gérard Collomb : "les 23 et 24 septembre, nous organiserons à Lyon un colloque des réformistes européens et mondiaux, avec l'Institut Montaigne, les think tanks Les Gracques et Terra Nova. Il y aura aussi des think tanks italiens, allemands, anglais et des membres de l'équipe d'Hillary Clinton. Je travaille à l'organisation de l'événement avec Bernard Spitz, des Gracques."

7 commentaires
  1. Jean Jaurès - 6 juillet 2016

    Collomb devient le directeur de campagne de Macron! Le Juppé bis, le communautariste qui méprise le peuple, spécialiste en autobus et flexibilité, mais bien incapable de se prononcer sur de nombreuses questions essentielles. Si Macron se présente contre le candidat de la Gauche, Collomb devra alors démissionner du PS bien sûr. Bon débarras! Collomb incarnait bien ce PS qui a trahi les valeurs de la République, celui qui a semé les germes d'un déterminisme et d'un différencialisme nourrissant la barbarie du temps présent, feignant de s'offusquer lorsqu'on lui démontre la chose, parce qu'au fond, il sait bien que sa pensée est réactionnaire. Heureusement, Valls a changé les mentalités, à commencer par celle du Président, et il a d'ailleurs pris le dessus sur ce dernier... Vas-y Manu, vas-y!

  2. lyon2016 - 7 juillet 2016

    Partir du gouvernement ou rester. Quelle délicate question.La patience fait elle finalement plus que la force ou la rage ?Doit on rejoindre une rive et affirmer ainsi avec loyauté une ambition dans la clarté et la transparence ou bien doit on rester immobile au milieu du gué ?

  3. Jean Jaurès - 7 juillet 2016

    Biberonné chez les Jésuites, toujours sous les jupes de sa mère, ou de sa femme, on ne sait plus, sans responsabilité paternelle, Macron est bien mal placé pour donner des leçons de vie! Il a même déclaré l'année dernière que la figure du Roi lui manquait, double révélation de son incapacité à sortir de son état d'enfant gâté, de son égocentrisme mais également de sa méfiance à l'égard du peuple et de la République! On comprend que Collomb soutienne ce 'royaliste', lui qui mène sa barque localement en infantilisant les citoyens, et maints exemples le prouvent! Le plus grave est que l'un et l'autre combattent le message universel de la République pour mieux enfermer les uns et les autres dans leur particularisme! Ce qui produit inévitablement un communautarisme mortifère, puis la guerre!

  4. grandlyonnaise - 7 juillet 2016

    ENFIN une ouverture pour avoir un maroquin !!! quelle tristesse d'avoir à ce point utilisé le vote (qui a toujours été finalement 'volé' depuis qu'il est en place, de par ses réseaux francs maçons) pour se servir avant de servir .... Les contribuables, qui sont son patron, ont été des moutons aveugles depuis le début de son 'règne' qu'il entend poursuivre par tous les moyens (y compris en tenant de placer son épouse) et ce, jusqu'à plus soif tant il lui apporte pouvoir et argent

  5. Jean Jaurès - 7 juillet 2016

    Macron me fait penser à Nicola Hulot! S'il voulait, ce dernier pourrait remplir des salles également! Mais il a eu l'honnêteté de reconnaître que si son discours écologique était construit et avait de l'écho, cela ne suffisait pas à proposer une politique où l'environnement doit avoir sa place mais reste encore secondaire (le fanatisme religieux a fait ces 30 dernières années des millions de morts et la mer n'a toujours pas monté...). Même chose pour Macron donc, il a quelques idées économiques intéressantes mais pour le reste, c'est le vide sidéral, et quand il se prononce alors, c'est désastreux! Et question honnêteté? Il vient de se faire redresser par le FISC pour avoir camoufler une partie de son patrimoine afin d'échapper à l'ISF, juste après avoir réclamé la suppression de celui-ci!

  6. romu002 - 7 juillet 2016

    Ah, Macron, grand spécialiste ès « faire de la mousse avec du vent ». Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est adapté à notre époque : les imposteurs n’ont jamais été autant promus! Pas sûr que ce soit de bon augure pour la vie politique.

  7. Jean Jaurès - 7 juillet 2016

    Bref, Macron n'a pas encore franchi le Rubicon, Collomb non plus! Et le cas échéant, j'appellerai à une démission du Conseil municipal, parce qu'il faut être cohérent dans la vie!

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