David Kimelfeld à l’hôtel de ville © Tim Douet

David Kimelfeld plonge dans le grand bain

David Kimelfeld a officiellement lancé sa campagne métropolitaine ce week-end. Samedi, il a tenu sa première réunion publique devant 300 personnes. Le mouvement qu'il a enclenché ce samedi doit conduire Gérard Collomb à se rendre à l'évidence : la dynamique a changé de camp. L'aventure lancée ce samedi s'annonce longue et mouvementée.

À un an des élections métropolitaines et municipales, David Kimelfeld a lancé publiquement sa campagne. Samedi matin, au théâtre Odéon, le président de la métropole a réuni ses soutiens et rappelé qu'il n'y avait désormais plus de retour en arrière possible : "ma détermination est sans failles". Il a réaffirmé sa déclaration de candidature  : il veut rester président de la métropole, un fauteuil qu'il occupe depuis juillet 2017 et à la nomination de Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur.

Droit d'inventaire

En creux, samedi lors de son discours d'une vingtaine de minutes, il a d'ailleurs rappelé, leurs différences, mais sans jamais citer le nom de Gérard Collomb. Il s'est livré à un droit d'inventaire du modèle lyonnais théorisé par son "prédécesseur". Son travail de démythification a commencé avec le développement économique  : "Ce ne sont pas les maires qui décident où vont s'installer les entreprises. Il faut être humble". Les autres critères du modèle lyonnais ont suivi. Le rayonnement de la métropole  ? "Nous devons nous interroger sur les conséquences de notre attractivité. La métropole concentre les richesses et les emplois, mais elle peut être source de difficultés pour certains". L'équilibre des territoires  ? "Il ne peut pas y avoir une métropole qui aille bien mal (…) Le mouvement des gilets jaunes nous rappelle que nous devons travailler avec nos territoires périphériques. Nous avons un devoir de solidarité". Le prix de l'immobilier  ? "L'accès au logement est une priorité. Le marché ne va pas se réguler donc nous devons prendre des mesures drastiques pour ne pas suivre le modèle parisien où des écoles ferment parce que les familles ne peuvent plus se loger". David Kimelfeld a trouvé son axe de campagne  : "Mon prédécesseur s'est beaucoup occupé de Lyon et de la métropole. Maintenant, je veux m'occuper des Lyonnais et des habitants de la métropole".

Ateliers thématiques

Pour les propositions, il faudra encore attendre quelques semaines. Les soutiens de David Kimelfeld sont invités à plancher sur une dizaine de thématiques et rendront leurs avis en juin avec une promesse  : ne rien s'interdire pour être innovant. À la tribune, David Kimelfeld a plutôt listé ce qu'il avait commencé à rééquilibrer depuis qu'il a pris en main la destinée du Grand Lyon en listant ses réalisations sociales. "Mon prédécesseur a bâti la métropole, je veux la faire vivre", cingle-t-il.

Bras de fer

Dans la salle 300 personnes s'étaient déplacées pour une réunion de travail transformée en meeting politique dans un mélange équilibré d'élus, dont la plupart des députés En Marche, de cadres de l'administration métropolitaine, mais aussi des citoyens non encartés dans une écurie lyonnaise jusqu'à présent. Les notables lyonnais se tiennent encore à distance de la bataille que se livrent Gérard Collomb et David Kimelfeld. Chez les élus, pas de nouvelles prises de guerre hormis la présence du centriste Jean-Luc Da Passano ou du non-aligné Michel Le Faou, lequel prône pour que Gérard Collomb et David Kimelfeld finissent par s'entendre. Sur les 300 personnes présentes, il était probablement l'un des seuls à l'espérer.

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