Bernard Soulage a la tête dans les étoiles

Il ne sera pas affecté à la commission des affaires étrangères où siégeait Michel Rocard, mais à la commission des affaires régionales. 'C'est un travail en cohérence avec ce que je fais déjà ici, à la région Rhône-Alpes,' affirme-t-il. Son mandat sera court : jusqu'au 7 juin, date des prochaines élections. Ses priorités concernent essentiellement la région Rhône-Alpes : le projet du Lyon-Turin qui a reçu une subvention de l'Union Européenne de 680 millions d'euros et qui stagne pour l'instant. Il souhaite également obtenir une révision des fonds structurels (Fond Européen de Développement Régional / Fond Social Européen), renforcer la politique de cohésion territoriale en mettant un accent particulier sur les villes et enfin valoriser les espaces naturels en Europe et en Rhône-Alpes, en développant le tourisme, en promouvant les produits du terroir, en améliorant les stratégies de développement durable.

Vaste programme en seulement quatre mois ! Tout le monde aura compris que le député européen rêve d'une élection en juin. Le parti socialiste soumet ses listes au vote des militants le 12 mars. Bernard Soulage est candidat pour une tête de liste dans le quart sud-est. 'Il n'y a personne d'autre qui s'impose en Rhône-Alpes', explique-t-il. Tous les socialistes sont, selon lui, déjà installés dans leurs fonctions et n'ont pas d'intérêt à briguer ce mandat. Mais Jean-Jack Queyranne, président de la région et soutien de la motion Royale pour le Congrès de Reims, affirme de son côté que 'rien n'est tranché.' Les royalistes qui pèsent très fort dans la région souhaiterait une tête de liste à leurs couleurs. On parle de Vincent Peillon. Bernard Soulage souhaite s'il n'est pas premier, pouvoir être éligible. Mais la concurrence est rude. Plusieurs autres noms circulent comme ceux de Sylvie Guillaume, Marie-Arlette Carlotti ou encore Najat Belkacem. Le PS devra accorder ses violons pour ne pas perdre des voix. Sûr de lui, Bernard Soulage espère que le MoDem et les Verts ne feront pas plus de 12 % chacun en Rhône-Alpes, pour avoir une chance de conserver son poste, à peine acquis.

Marine Badoux

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