Secret-défense compromis : Gérard Collomb s’explique

Le ministre de l’Intérieur s’est défendu d’avoir compromis le secret-défense en dévoilant la source de certaines informations obtenues par les services secrets.

Le journal Le Monde a accusé ce mercredi Gérard Collomb d'avoir mis à mal le secret-défense en brisant le "tabou absolu du monde du renseignement, connu sous le nom de la règle du tiers", qui permet l'échange d'informations entre services secrets de différents pays, lequel ne fonctionne que dans un commun accord de ne jamais mentionner le pays d'origine d'une information. Le ministre de l'Intérieur s'est défendu en expliquant avoir "tout simplement, et c'est le devoir que j'ai vis-à-vis de l'Assemblée nationale et de la représentation, comment nous fonctionnons en toute transparence", a-t-il déclaré, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, après une question du député du Rhône Patrice Verchère.

Un timing suspect ?

"J'expliquais tout simplement que c'est parce que nous avions des informations que nous ne pouvions pas divulguer et que seuls nos services secrets connaissaient. Y a-t-il eu un nom parmi les 37 sur lesquels j'ai révélé quelque chose ? Bien évidemment non !" a poursuivi Gérard Collomb, qui voit surtout dans cette critique une question de timing alors qu'un remaniement ministériel est annoncé : "Il y a un laps de temps entre le moment où soi-disant je fais une faute grave et le moment où tout d'un coup on révèle. Cela me semble un peu long." Le remaniement devrait avoir lieu ce jeudi, a d'ailleurs affirmé l'ancien maire de Lyon.

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