Mourad Merzouki © Homard Payette

Maison de la danse : Mourad Merzouki, seul en scène

Dans le cadre de l’événement L’automne de la danse, organisé par la Maison de la danse, Mourad Merzouki présente son musée imaginaire qui retrace son parcours artistique mais aussi l’évolution du hip-hop depuis plus de vingt ans.

En attendant le démarrage de sa programmation en novembre, Dominique Hervieu a inventé L’automne de la danse, un temps fort constitué de rencontres (gratuites) permettant aux Lyonnais d’assister à des répétitions de compagnies de danse et de dialoguer avec elles sur leur démarche de création. Il était bien sûr impensable que Mourad Merzouki ne soit pas présent à ce rendez-vous. Ainsi, tout en lançant sa programmation à l’espace Albert-Camus et son festival Karavel en octobre, il crée son musée imaginaire pour une rencontre intime et inédite avec les spectateurs.

Lyon Capitale : Tout d’abord comment vivez-vous ce contexte particulier ?

Mourad Merzouki : Le contexte est très chaotique, on a une vision complètement floue de l’avenir. Pour ma compagnie Käfig, nous sommes à 42 annulations de spectacles et on ne sait quand ça va s’arrêter. Nos tournées redémarrent dans quelques jours mais avec des incertitudes car les programmateurs ont peur d’être en demi-jauges, ce qui économiquement est impossible, alors ils nous disent d’attendre. Mais c’est dur pour toutes les compagnies qui ont arrêté leurs tournées depuis six mois. Pour Albert-Camus, on a reporté le maximum de spectacles et concernant le festival Karavel, il aura lieu quoi qu’il en soit, même si les conditions d’accueil se durcissent. Et s’il faut créer des solos uniquement pour quatre personnes, on le fera. Ne plus s’approcher, se toucher, c’est terrible, j’ai l’impression d’être dans un film de science-fiction.

Qu’en est-il de ce musée imaginaire ?

C’est un exercice inédit pour moi d’être à la Maison de la danse avec les spectateurs de cette manière-là car je n’aurai pas les danseurs en chair et en os. Je serai sur scène avec l’idée de partager tout ce qui m’inspire pour mon travail, les artistes qui influencent ou nourrissent ma réflexion et mes créations. On regardera ensemble des extraits de captations de spectacles et de documentaires réalisés sur mon travail pour voir comment les choses ont et peuvent encore évoluer dans mon écriture et ma danse, quelles sont les connexions avec les autres disciplines comme le cirque, l’escalade, la vidéo, la musique baroque... Il sera aussi question de discuter de l’histoire de la danse hip-hop en général, de son évolution depuis plus de vingt ans comme de sa musique. Ce sera un échange au cours duquel le public pourra s’interroger sur mon parcours, sur le hip-hop et qui me permettra d’évoquer la manière dont je vois la suite.


Le musée imaginaire de Mourad Merzouki, le 15 octobre à la Maison de la danse. www.maisondeladanse.com


 

 

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