Rhônexpress sur son quai de départ à la Part-Dieu © Tim Douet
Rhônexpress sur son quai de départ à la Part-Dieu © Tim Douet

Rhônexpress Lyon : Kimelfeld prêt à dénoncer le contrat

Ce vendredi, la métropole de Lyon et le Sytral ont annoncé la renégociation du contrat Rhônexpress. Le président David Kimelfeld se dit aujourd'hui prêt à "ne rien exclure" y compris jusqu'à "dénoncer le contrat" de la navette entre Lyon et l'aéroport Saint-Exupéry.

La métropole de Lyon et le Sytral mettent la pression sur Rhônexpress et par extension, ses actionnaires, Vinci, Transdev et la Caisse des dépôts et consignations. Ce vendredi, les deux entités publiques ont annoncé lancer une renégociation du contrat Rhônexpress avec trois objectifs : l'amélioration de la desserte de l'Est lyonnais, dont le tram T3, l'ouverture à la concurrence avec des alternatives et une baisse du prix du billet de la navette (lire ici : Est de Lyon, alternatives, prix : Rhônexpress va être renégocié !).

Pour le président David Kimelfeld, cette réflexion a été entamée il y a plusieurs mois "On se questionne avec Fouziya Bouzerda depuis un petit moment. C’est notre échange qui a abouti à tout ça". Le Sytral a déjà étudié plusieurs scénarios, précise sa présidente Fouziya Bouzera : "On a expertisé le rachat, la résiliation. Une nouvelle équipe est arrivée chez Rhônexpress avec laquelle on peut discuter. On leur a dit, le T3 est saturé, nous voulons injecter plus de tramways, est-ce possible ou non ? Ils ont apporté une réponse qu'on doit faire expertiser. On leur a dit qu'il fallait qu'il y ait des offres alternatives, comme un car Macron qui pourrait faire un arrêt à Lyon avant d'aller à l'aéroport par exemple, comme la possibilité de reconnecter des bus pour que les salariés de la zone de l'aéroport ne prennent pas leur voiture. Enfin, qu'on puisse retravailler sur la tarification". 

Pas de limite

Une première réunion de travail avec Rhônexpress est ainsi prévue le 30 avril."On a monté une équipe de négociation, composée de Fouziya Bouzerda pour le Sytral et Gérard Claisse pour la métropole", détaille David Kimelfeld. La pression est d'autant plus forte sur Rhônexpress puisque, pour l'instant, aucune limite n'a été fixée. "On n'exclut rien, lance David Kimelfeld déterminé, la négociation peut aboutir à un avenant, elle peut aussi aller jusqu'à la remise en cause du contrat. On ne s'interdit rien". Le président de la métropole rappelle le contexte que Lyon Capitale a détaillé à plusieurs reprises (lire ici) : "Ce n'est un secret pour personne, ce contrat est extrêmement favorable à celui qui l’a signé, clairement. Il y a une marge pour faire baisser le tarif par exemple".

Un calendrier déjà fixé

Le calendrier est déjà fixé et les échanges doivent aboutir à un résultat avant la fin de l'année : "Si la négociation est fructueuse tant mieux. Notre but c’est de remplir les objectifs donnés. S’il faut dénoncer le contrat, on le fera", poursuit David Kimelfeld. Permettre l'amélioration de la desserte de l'Est, autoriser la concurrence, et baisser ses prix : les actionnaires de Rhônexpress vont-ils accepter de lâcher du lest ou aller à l'affrontement quitte à ce que l'histoire se termine devant les tribunaux ?

David Kimelfeld et Fouziya Bouzerda pourront dans tous les cas compter sur un soutien de taille : les Lyonnais qui ont souvent critiqué le  prix du trajet en navette et n'ont jamais pu le comparer avec un autre service faute d'alternative. Car au fond, il s'agit bien de l'un des problèmes de base : l'absence de choix pour pouvoir se rendre à l'aéroport en transports en commun. 

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