Partie de chasse : l’avocat du couple de L’Arbresle promet des poursuites

Depuis plusieurs jours, un couple qui gérait le Super U de L'Arbresle est au coeur d'une polémique après la publication de photos de 2015, on pouvait les voir avec des fusils poser derrière un Lion, un crocodile ou bien encore un hippopotame mort. Alain Jakubowicz, l'avocat du couple, assure que des plaintes seront déposées à l'encontre de ceux qui les ont menacés.

Lyon Capitale : Vous êtes l'avocat du couple de L'Arbresle, pris à partie sur les réseaux sociaux pour avoir réalisé des safaris de chasse. Pourquoi les défendez-vous ?

Alain Jakubowicz : Parce que les menaces dont ils sont victimes sont un scandale sans nom. On est complètement dans l'exercice de leur vie privée. Ils ont une passion, que personnellement je n'aime pas particulièrement. Mais ce qu'ils ont fait il y a 4 ans est parfaitement légal et réglementé par le droit et notamment le droit international. Ce ne sont pas des braconniers et ces photos n'avaient aucune vocation à être publiées.

Comment ces photos ont elles été rendues publiques ?

Cela viendrait d'un jeune homme de L'Arbresle qui les connaît et qui est tombé sur les photos par hasard et les a publiées. Mais on ne pense pas qu'il y a à la base une mauvaise intention. Or ensuite la campagne de menace et d’injures dont ils sont l'objet a été organisée par des lobbys de façon proprement scandaleuse. Parce qu'aujourd'hui ce couple et leur famille vivent un enfer. La femme est menacée de mort. Leur nièce est menacée. C'est n'importe quoi. Ils n'ont rien fait d'illégal ou contraire à la loi. Que l'on soit heurté très bien, mais rien ne justifie ce dont ils sont victimes !

Vous parlez de “terrorisme intellectuel”.

Oui c'est une forme de terrorisme intellectuel. Tout repose sur la menace. Je connais trop le sens des mots pour faire un parallèle hasardeux et illégitime. C’est pour ça que j'ajoute “intellectuel”. Mais quand on voit ce que ces gens subissent ... on veut même jusqu'à les empêcher de réaliser leur métier.

Sur quels points allez-vous les défendre ?

Je vais déposer des plaintes. Et j'ai dit et je le redis. Les personnes qui ont menacé ou qui vont menacer, qu'ils ne croient pas qu'ils sont abrités par l'anonymat des réseaux sociaux. Parce que l'on peut et l’on fera sauter l'anonymat et on les poursuivra. Le législateur s'est adapté, notamment via la loi Avia, qui va nous aider sur ces sujets.

Lorsque vous aviez quitté la Licra, vous aviez insisté sur le changement que les réseaux sociaux ont déclenché depuis 10 ans dans l’espace public la propagation des propos haineux, racistes xénophobes ...

Bien sûr les réseaux sociaux ont changé des choses. Après on dit que c'est la faute des réseaux sociaux. Mais les réseaux sociaux ont beau jeu dans l’affaire dont nous parlons aujourd’hui, parce que le coup de projecteur a été donné par la presse. C'est quand la presse en parle que l'histoire prend de la dimension. Mais tout ça fait partie du monde moderne.

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