Najat Vallaud-Belkacem
Najat Vallaud-Belkacem © TD

“Najat sera notre Barack”

Récit d’une visite à l’hôtel de ville de Lyon, à l’époque où la ministre de l’Éducation était adjointe de Gérard Collomb.

Un après-midi, quelques années en arrière, Najat, adjointe aux “événements” de Gérard Collomb, me reçoit dans son bureau de l’hôtel de ville de Lyon afin que j’expose un projet d’animation pour la Fête des ampoules, pardon, des lumières… Najat est accompagnée d’une secrétaire, d’un jeune assistant avec des dents qui rayent le parquet séculaire d’Édouard Herriot et de l’inévitable franc-maçon, chef des services techniques de la ville…

Ces gens sont pressés et me proposent de présenter mon truc. Ma première phrase est à peine terminée que le chef me répond : “Non, ce n’est pas possible.” Ambiance…

Najat sourit de ce merveilleux sourire qui la caractérise depuis que Gérard Collomb, par souci électoraliste, lui a confié des responsabilités. Une “beurette” aux événements, un Arménien à la culture, un rad-soc’ aux sports, le chef des maçons à l’international, un bouffeur de carottes bio à l’urbanisme, le sac de Nadine Gelas aux anciens combattants…, une compilation de minorités. De la cuisine lyonnaise, en quelque sorte.

Najat n’a rien à dire, parce qu’elle ne comprend strictement rien à ce que je raconte et plus généralement à l’événementiel – à Sciences Po, on n’enseigne pas le triphasé… Elle perçoit juste l’animosité qui existe entre le maçon et son visiteur.

Le chef des services techniques, un gars comme vous et moi, ne veut surtout pas se remettre en cause et trouver de nouvelles idées car ça le déstabilise ; ça lui coûte du temps, du stress et forcément une nouvelle vision de la vie, comme de la société.

J’ai vaguement hésité avant de le latter – ce que ma maman réprouve – et j’ai quitté cette noble assemblée. Najat souriait toujours – son assistant et son avenir de larbin plaqué or ne l’avait toujours pas débranchée.

Une fois rendu à la vie civile, je vous le donne en mille, la première image qui m’est venue à l’esprit, c’était Najat, présidente de la République en 2017…

Najat – et son sourire d’orange mécanique – sera bien notre Barack… et la revanche de Ségolène.

C’est dans la ligne de la société du spectacle. Bonne chance !

3 commentaires
  1. Bulwador - ven 12 Sep 14 à 17 h 53

    Ouiii, Najat présidente!

  2. Lyonnaise - dim 28 Sep 14 à 14 h 29

    Bien d'accord avec vous, je vote pour elle !

  3. Gérard Eloi - dim 28 Sep 14 à 15 h 34

    Article non seulement tendancieux, mais aussi profondément injurieux. Je présume que ce ne peut être un journaliste qui aurait écrit ça ? Mais si c'est la prose d'un type dont le principal diplôme est celui de grossier personnage, pourquoi l'avoir édité dans un journal numérique, journal qui est aussi maintenant disponible en papier ?

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