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Migrants de Calais : le gouvernement “déplace le problème”

Après la divulgation, ce mardi, du plan gouvernemental sur le démantèlement de la jungle de Calais et le déplacement de plus de 12 000 réfugiés et migrants dans différents territoires français, le sénateur du Rhône François-Noël Buffet a estimé que “le problème” était seulement “déplacé”.

"La priorité du Gouvernement est de vider Calais. Enfin ! pourrait-on se réjouir si on partageait la méthode", écrit François-Noël Buffet dans un communiqué. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, 1 784 réfugiés vont être accueillis. Une perspective qui ne plaît pas au sénateur-maire d'Oullins : "Je crains que cette réponse ne traite que temporairement l’afflux des migrants à Calais et sur notre territoire. Pourquoi, je le répète, le Gouvernement ne met-il pas les moyens nécessaires au traitement des demandes ? Pourquoi, encore une fois, le Gouvernement dilue-t-il le problème ?"

Selon François-Noël Buffet, il aurait mieux valu mettre en place "un dispositif exceptionnel pour examiner chaque situation, que soit accordé l’asile à ceux qui y sont éligibles et qu’on reconduise ceux qui ne seraient pas habilités, par la loi, à rester sur notre territoire".

“Les gens n’ont pas à s’affoler”

Ce mercredi, dans les colonnes du Progrès, Michel Delpuech, le préfet du Rhône et d'Auvergne-Rhône-Alpes, s'est montré plus rassurant : "Les gens n'ont pas à s'affoler […] Nous agirons avec détermination, comme ce fut le cas pour Saint-Genis-les-Ollières […] Il ne s'agit pas de parquer des gens, mais de les accueillir dans le cadre d'une première demande d'asile […] Certains ont été orientés sur des centres d'accueil pour demandeurs d'asile. Il y a eu des reconduites à la frontière. D'autres ont bougé, voire sont retournés à Calais."

En tout, 250 migrants seront accueillis dans le Rhône. Dans la région, il reste 1 405 places à trouver pour accueillir les personnes transférées depuis la jungle de Calais.

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