Lyon : l’usage de la trottinette et du vélo en ville décortiqué

Une vaste étude menée, entre 2018 et 2019, par l’observatoire de la sécurité routière s’est intéressée aux comportements des usagers à vélo et trottinette dans les rues de Lyon. 

Désormais bien implantées dans les rues de Lyon, les trottinettes, qui sont également régulièrement la cible de critiques, ont fait l’objet d’une étude conduite par l’observatoire de la sécurité routière, entre 2018 et 2019. L’organisme s’est penché sur le comportement des usagers lorsqu’ils circulent sur ces deux roues motorisés et, selon lui, il en ressort que les usagers lyonnais sont "majoritairement disciplinés".

Ainsi, sur les 439 trottinettes électriques observées, 81 % étaient utilisées sur des pistes ou bandes cyclables, quand 9 % empruntaient les trottoirs et 10 % roulaient sur la chaussée. L’étude apporte également des précisions sur l’âge de ces conducteurs qui pour plus de la moitié (71 %) seraient âgés de 18 à 30 ans. Preuve que l’usage de la trottinette électrique s’est beaucoup démocratisée, près de 45 % des utilisateurs étudiés possédaient leur propre équipement. Toutefois ce mode de déplacement est encore sujet à des infractions, notamment en ce qui concerne le nombre de passagers. (MaJ) En effet, sur l'échantillon étudié 4 % des trottinettes transportaient deux personnes.

Le casque encore une option à vélo

L’étude s’est également intéressée à un autre mode de transport doux plus répandu. Durant un an, les chercheurs ont ainsi analysé l’usage du vélo de jour comme de nuit, en ciblant près de mille cyclistes dans les deux cas de figure. De manière générale, il en ressort que le port du casque, qui rappelons le n’est pas obligatoire pour les adultes, mais très recommandé, est encore loin de faire l’unanimité parmi les utilisateurs. Toutefois, il progresse par rapport aux dernières années pour s’établir à 40 % (de jour) et 30 % (de nuit). 

En revanche, les cyclistes restent encore très indisciplinés lorsqu’il s’agit de respecter le code de la route, puisque pas moins de 22 % d’entre eux, sur le panel étudié, ne respectent pas les feux de signalisation en journée. Un pourcentage qui grimpe même de 4 points de nuit, alors que 38 % des usagers n’ont pas de catadioptre sur leur vélo, un dispositif qui permet notamment de réfléchir les feux des véhicules et de signaler le présence des cyclistes.

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