Lyon : des pelouses du parc de la Tête d'or vont rester "sauvages", comme d'autres dans la ville

Après deux mois de confinement où la nature a repris ses droits à certains endroits du parc de la Tête d'Or, la ville de Lyon a pris une décision pour ces espaces, mais aussi d'autres dans les 9 arrondissements.

En l'espace de deux mois, la nature a repris ses droits dans le parc de la Tête d'Or. Des pelouses se sont transformées en prairie permettant aux oiseaux, insectes et autres animaux de trouver des refuges.

Certains commençaient à s'inquiéter de voir ces espaces disparaître, notamment les habitants à proximité qui avaient lancé une pétition demandant que le parc reste ainsi (lire ici).

La ville de Lyon et ses jardiniers travaillaient sur des solutions depuis plusieurs jours pour permettre l'accueil du public, tout en préservant certains nouveaux espaces.

Dans un communiqué, Lyon annonce choisir de "laisser la nature s'installer en ville". Dans le parc de la Tête d'or : "Les tontes seront adaptées sur la surface des 88 hectares. 49 % des 105 hectares du parc vont ainsi devenir des espaces nature (contre 20,5 % actuellement)". De même : "La tonte ou la fauche ne seront déclenchées que partiellement et uniquement en fonction de la pression de fréquentation sur les espaces. Des parcours pour les usagers seront créés sur ces zones et des lieux de pause pour les piques niques seront aménagés".

Par ailleurs, dans l'ensemble de ses parcs, la ville souhaite : "limiter au strict minimum les zones de tontes pour expérimenter l’accueil du public sur des prairies naturelles, et laisser au maximum s’exprimer la flore spontanée et sauvage et poursuivre et développer encore plus les inventaires flores sur l’ensemble des sites, afin de mieux évaluer la richesse écologique et l’évolution des espaces verts".

Des expérimentations seront ainsi menées dans plusieurs parcs :

  • Sur le 5ème arrondissement, seuls 2 hectares seront tondus sur les 7,5 habituels
  • Sur le 9ème arrondissement, à peine 1 hectare sur les 3,5 hectares habituels
  • Sur 3ème et 6ème arrondissement 15 hectares sur les 20 hectares habituels
  • Sur le Parc de Gerland, 5 hectares supplémentaires sont laissés en prairie.

 

10 commentaires
  1. JANUS - 18 mai 2020

    Ecolos, bobos, on arrive !

    1. Abolition_de_la_monnaie - 18 mai 2020

      Vous préférez le gazon bien tondu à raz ? Comme les cheveux ? 😀

  2. benplay69009 - 18 mai 2020

    c'est une bonne choses j'avoue que de m'allonger dans les prairies en pleine ville permet de bien se ressourcer meme si hors de la ville on n'a de la nature dans un contexte bien plus agréable je trouve que c'est une bonne chose pour les "travailleur"aliéné par leur tache inutile ça les soignera un peux j'espère

  3. raslebol69 - 18 mai 2020

    Très agréable en effet mais ne risque-t-on pas de voir une recrudescence de la maladie de Lyme due aux tiques qui prolifèrent dans les herbes hautes?

  4. Jipe - 19 mai 2020

    En ces temps de crise sanitaire, la question des allergènes devrait être prise en compte.
    Laisser les herbes folles monter en fleur puis en graine ne peu que favoriser la dispersion d'allergènes pus ou moins virulents. Pour ceux qui en souffre ils savent combien la période du printemps est longue et difficile sans parler des soucis de santé associés notamment au niveau pulmonaire.
    Les taux de particules fines dans l'air (PM2.5) relevés pendant la période de confinement montrent bien que ce n'est pas le trafic des seuls véhicules qui est le vecteur principal. Les pollens seront si on arrête de tondre encore plus importants en quantité dans l'air et feront monter le taux de PM2.5.
    Par ailleurs laisser croitre tous types d'herbes jusqu'au stade final de la production de graines ne peut que favoriser la dissémination de ce qu'on appelle couramment les mauvaises herbes qui vont petit à petit prendre le dessus sur le gazon et autres herbes plus courtes.
    On verra alors pousser un peu partout y compris hors des zones prévues à cet effet ces mauvaises herbes qu'il faudra alors retirer.
    Dommage que le bon sens paysan ne soit plus présent dans nos villes.
    Je ne souhaite pas une ville en béton mais arrêtons de faire croire que la hauteur de l'herbe de nos espaces verts serait la panacée.

    1. Lancis - 19 mai 2020

      Alors vivez dans un bunker, tout sera très aseptisé.
      De plus la majorité des allergies sont causées par la pollution et la tonte ne fait qu’empirer les réactions allergiques.
      Les “ mauvaises herbes” n’existent pas , un terme employé par les anciennes générations à cause de leur ignorance sur la flore les environnants. Couper l’herbe à ras le sol ne fait que contribué à l’assèchement de nos sols, à leur appauvrissement chaque année : surtout avec les canicules toujours plus intenses qui nous attendent. La notion de “jardin tondu = jardin propre” est une vision maintenant dépassée, une sorte d’eugénisme de nos jardins. Le gazon/pelouse nest même pas une espèce sauvage mais est d’origine Américaine. Alors laissons un peu notre flore et faune sauvage tranquille et s’exprimer un peu! La laisser pousser s’est aussi contribuer à accroître la Biodiversité qui tend par ailleurs à éviter les crises sanitaires => je vous invite à faire des recherches sur le sujet .
      🌿

      1. Jipe - 21 mai 2020

        Quand vous parlez de vieille génération, en quoi avait elle tort ?
        Considérez que les plantes invasives sont un bienfait montre vision très partielle des choses.
        Demander aux personnes sensibles à l'ambroisie ce qu'elles en pensent.
        Merci de relire mes propos. Je n'ai pas parlé de tonte rase mais d'éviter la montée en fleur et en graines.
        Certes le vieux fils d'agriculteurs que je suis (eh oui j'en suis fier d'être d'une ancienne génération et encore plus d'être fils de paysans) ne cause pas le verbiage des écologistes de la ville. Mais il a appris sur le terrain et par la pratique comment on fait pour maintenir en place longtemps une prairie sans additifs en jouant uniquement sur la pâture et le fauchage. Ces prairies servaient à nourrir des bovins qui produisaient du lait pour nourrir la population non paysanne.
        Votre remise en cause des anciennes générations me semble tellement éloignée de ce que j'ai vécu que j'ai du mal à comprendre ce que vous reprochez hormis un langage non conforme au votre comme mauvaises herbes que vous dénigrez sans même vous justifier.
        Savez vous qu'une bonne prairie quand elle est mise en place est un savant mélange de différents types d'herbes. Les paysans n'ont pas attendus votre naissance pour semer du trèfle dans leur prairie pour fixer l'azote.
        A mon tour de vous signalez certains propos déplacés : comment peut on parler de notre flore et faune sauvage :
        "notre" : elles ne nous appartiennent pas
        "sauvage" : en ville est ce bien approprié
        L'arroseur arrosé.

  5. psl - 19 mai 2020

    idéal pour le caca de chien. on ne le voit plus.

  6. Ayting - 19 mai 2020

    Ouais en gros ils ont la flemme et manque de sous et sortent une excuse bidon ecolo pour que la pillule passe

  7. mpc - 20 mai 2020

    et oui bien sûr quand les herbes auront bien grandies et seront sèches , elle sera belle la nature
    déjà que les rues sont archi sales ….
    continuons

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