Hôpital de la Croix-Rousse
Tim Douet

Lyon à la pointe pour la guérison de l’endométriose

Les Hospices Civiles de Lyon développent depuis plus d’un an une étude qui traite des patientes atteintes d’endométriose. A l’aide d’ultrasons, les lésions provoquées par la maladie sont dévitalisées. L’étude a jusqu’ici livré des résultats probants.

Maux de ventre pendant les règles ? Jusqu’à là, rien d’anormal diraient certains médecins. Si les douleurs liées au cycle menstruel sont courantes, le sujet reste malgré tout tabou. Pourtant en France, près de 10 % des femmes en âge de procréer sont atteintes d’endométriose. Une maladie extrêmement douloureuse, qui crée des lésions plus ou moins profondes sur le péritoine, cette fine membrane qui enveloppe les organes du ventre. Depuis un an et demi, les Hospices Civiles de Lyon (HCL) mènent une étude sur une nouvelle méthode pour traiter les patientes atteintes d’endométriose. A l’aide d’ultrasons, les lésions présentes sur le péritoine sont dévitalisées, et une patiente entrée la veille peut sortir de l’hôpital le lendemain de l’intervention. A Lyon, dix femmes âgées de 35 ans ont intégré cette étude qui devrait prendre fin d’ici la fin de l’année. Les résultats sont encourageants. "Le traitement se fait en douceur. Il n’y a plus besoin de scalpel, ni aucune trace de cicatrice", confie à 20 minutes le professeur Gil Dubernard, chef du service gynécologique et obstétrique de l’hôpital de la Croix-Rousse. "Cette innovation pourrait concerner deux tiers des femmes atteintes d’endométriose digestive. Elle permettrait à terme de pouvoir traiter deux à trois patientes par jour", poursuit le professeur. Cette technique innovante est déjà utilisée dans le traitement contre des cancers du sein, de la prostate ou des tumeurs au cerveau.

Jusqu’ici la seule option de traitement pour soigner l’endométriose résidait dans une opération chirurgicale lourde, aux nombreux risques de séquelles : fistule, difficulté pour uriner, ou encore port d’un anus artificiel. Une opération que le chef du service gynécologique et obstétrique de l’hôpital de la Croix-Rousse qualifie dans 20 minutes de "lourde et mutilante". Il met alors au point un technique à base d’ultrasons pour soigner la maladie.

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