La manif' des anti-bloqueurs fait chou blanc

Sans leader ni collectif, sans banderole aussi, sur la place des Terreaux, à 14h30, on les devinait manifestant, au regard du nombre important de journalistes autour d'eux.

La plupart des étudiants présents sont en faculté de Droit, à Lyon 2. Ils se sont donnés le mot via une chaîne de mails. Leur faculté accueille aussi les étudiants en sciences-politiques ; l'ambiance est pour le moins tendue : 'en gros, c'est Sciences-po contre le Droit. Ils viennent toujours empêcher nos cours', résume une étudiante en Licence. Opposition aux blocages, envie de suivre les cours. Il ne s'agit toutefois pas d'une manifestation des étudiants en Droit en faveur des réformes Pécresse.

Devant l'hôtel de ville, soit, les étudiants ne souhaitent pas se prononcer, soit, ils se disent contre la LRU. 'Ce n'est pas le fond le problème, c'est la forme'. Ces étudiants en Droit souhaitent 'un blocage partiel, quand il y a manifestation'. Ils se montrent également exaspérés par les discours d'étudiants 'en histoire ou en anthropologie' qui interprètent les lois 'avec une imagination débordante'.

'L'inaction' de la présidence

Outre l'analyse douteuse des réformes, ces étudiants en Droit veulent pointer du doigt 'l'inaction du président de Lyon 2'. Ils évoquent un mail de la présidence qui stipule aux étudiants 'de ne pas parler du blocage' pour ne pas 'effrayer les partenaires de la faculté'. Ces étudiants ont souhaité rester anonymes. Ils évoquent l'un de leurs condisciples 'qui subit des pressions' après être passé à France 3 région et avoir critiqué la présidence. Les anti-bloqueurs s'appuient sur une motion adoptée par le Conseil de la Faculté de Droit et Sciences-politiques. La motion dénonce 'l'Université Lyon 2 qui paraît se caractériser par une tolérance extrême' vis-à-vis 'du processus de désordre'.

Stéphanie Ména

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