La clinique Monplaisir ouvre demain aux sans-abri

La Préfecture a décidé d'intégrer l'ancienne maternité de la clinique du 8ème arrondissement à son dispositif d'hébergement d'urgence hivernal. A partir du vendredi 15 janvier, des familles de sans-abri y seront hébergées chaque soir, jusqu'à la fin de l'hiver.

Face à la rigueur du froid qui perdure, le préfet a pris la décision d'augmenter le nombre de lits pour les familles sans-abri à Lyon. 60 places supplémentaires seront donc disponibles à partir de vendredi 15 janvier dans l'ancienne maternité de la clinique Monplaisir, dans le 8ème arrondissement lyonnais, derrière la Manufacture des tabacs. Les membres et les bénévoles de l'association Regis accueilleront les SDF, le soir, dans ces locaux inoccupés depuis mars 2009. L'association accompagne depuis plus de trente ans les sans logis dans le Rhône.

"Le centre sera ouvert pendant deux ou trois mois, le temps que les températures remontent", a expliqué le nouveau directeur départemental de la Cohésion sociale dans le Rhône, Gilles May-Carle. Une ouverture qui s'effectue dans le cadre du plan Grand froid du département du Rhône. Le bâtiment a été mis à disposition gracieusement par le groupe privé Noalys, jusqu'au 30 avril. Ensuite, le groupe souhaite vendre l'ancienne clinique d'ici la fin de l'année.

"Ce nouveau centre d'hébergement d'urgence servira en particulier à accueillir des familles. C'est plus pratique que les nuits d'hôtel", a expliqué Gilles May-Carle. La Préfecture s'est effectivement engagée au mois de décembre, pressée par les associations, à payer des nuits d'hôtel aux sans-abri qui ne trouvaient pas de places dans les centres d'hébergement du Rhône, et ce jusqu'à la fin de l'hiver. Une mesure qui coûte cher, à raison de 40 euros la nuit d'hôtel, et de 40 à 130 personnes qui restent dehors chaque soir à Lyon par manque de places dans les foyers, selon les associations.

Marine Fourier, représentante des Enfants de Don Quichotte,salue l'ouverture de ce nouveau centre, même temporaire. "C'est une très bonne chose que plus aucune famille ne dorme dans la rue“. La jeune militante précise cependant qu'il n'“y a pas que des familles à loger" dans le Rhône. Entre 30 à 50 personnes isolées (*) resteront encore dehors chaque soir selon elle, après le 15 janvier, malgré l'ouverture de ce centre. 2480 places d'hébergement d'urgence sont ouvertes à ce jour dans le Rhône.

(*) Chiffres recensés par les associations au 115, plateforme d'appel dédiée aux sans abri, à la fin de la première semaine de janvier.

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