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Grève des éboueurs à Lyon : Kimelfeld maintient offres et avertissement

Dans un communiqué, le président de la métropole salue le déblocage des dépôts et incinérateurs de la part des éboueurs en grève à Lyon. Tout en maintenant son offre sur la rémunération, il évoque à nouveau les mesures de réquisition.

Les éboueurs de la métropole de Lyon continuent leur mouvement de grève et jeudi sera le 17e jour sans ramassage des ordures. Ils ont néanmoins débloqué les dépôts ce mercredi, ainsi que les incinérateurs. Des enlèvements ont pu être effectués sur des zones précises à La Mulatière, Vénissieux, Saint-Fons, Feyzin, Caluire, Oullins, Sathonay-Camp et Rillieux.

Dans un communiqué, David Kimelfeld salue cette décision et ajoute : "J’en appelle au sens des responsabilités de chacun après les propositions que j’ai faites vendredi soir, que ce soit en matière de conditions de travail ou de rémunération. Il n’est pas question pour nous d’aller au-delà de ces propositions. Les syndicats majoritaires (UNSA et CGT) au sein des agents de la collecte ont reconnu publiquement la qualité des mesures proposées". La métropole a mis sur la table une augmentation de 82 et 159 euros brut en fonction de la situation des agents, or ces derniers confiaient à Lyon Capitale "être prêts à lever la grève" s'ils obtenaient 150 euros net.

David Kimelfeld maintient son avertissement : "Si le mouvement devait durer, je n’hésiterais pas à recourir à des mesures de réquisition". Interrogés sur cette question mardi, le collectif apportait sa réponse : "Si réquisition il y a, on s'en tiendra aux protocoles ! À ce rythme, il faudra au moins un mois pour nettoyer les villes où les déchets se sont entassés. Si demain la grève est levée, en une semaine, c'est fait". 

Par ailleurs, David Kimelfeld évoque une nouvelle fois les syndicats, dans un contexte où le mouvement est parti de la base des éboueurs. Selon nos constatations sur le terrain, certains agents sont en défiance envers ces mêmes syndicats, ne reconnaissant parfois plus leur légitimité (lire ici). La situation reste complexe, proche du mouvement des Gilets jaunes à ses débuts avec une somme d'individualités qui se retrouvent sur la question du pouvoir d'achat et ne souhaitent pas toujours être représentés par les instances classiques. La grève des éboueurs à Lyon témoigne des changements qu'ont apportés la mobilisation des Gilets jaunes en France en matière de mouvement sociaux et la difficulté pour les élus de répondre aux revendications.

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