Gare de Perrache. @WilliamPham

Grève des agents de nettoyage à Perrache : d'autres mobilisations à Paris et à Puteaux

Six semaines après le début du mouvement à la gare Lyon Perrache, une centaine d'employés de nettoyage sont en grève sur des sites publics gérés par l'entreprise Arc-en-Ciel en France.

La colère des agents Arc-en-Ciel ne faiblit pas, alors que la date du licenciement des 22 salariés chargés du nettoyage de la gare Lyon Perrache, prévu pour fin décembre, se rapproche. En effet, le nouvel appel d'offre de la métropole de Lyon réserve le marché à des entreprises d'insertion, ce qu'Arc-en-Ciel n'est pas. Depuis 37 jours déjà, les employés ont cessé de nettoyer les lieux afin de protester contre une situation jugée injuste. Ce mercredi 16 novembre, ils ont déposé une pétition auprès de la métropole pour plaider leur cause.

Depuis cette semaine, les grévistes lyonnais ont été rejoints dans leur mobilisation par d'autres employés de la même entreprise : une centaine de personnes au total sont en grève sur différents "sites gérés par des acteurs publics, dont l'Université Paris 1 et la gare de Perrache à Lyon", indique l'AFP. Parmi les revendications, qui diffèrent d'un site à l'autre, "le non-paiement de salaires, des licenciements et du harcèlement". Selon le secrétaire confédéral de CNT-SO, Julien Huard, interrogé par l'AFP, "tous réclament le paiement de leurs salaires d'octobre".

Sous-traitance et responsabilités

De leur côté, les gestionnaires publics se défaussent sur l'entreprise. Ainsi, dans un communiqué d'octobre, la métropole de Lyon – qui a décidé de changer les règles d'attribution du marché – avançait que la situation était imputable à l'entreprise, qui aurait dû anticiper, et l'engageait "à trouver des solutions individuelles respectueuses des qualifications et de l'ancienneté de chacun des employés". Le groupe T2MC (qui détient Arc-en-Ciel), soulignait le communiqué, "le sait depuis plusieurs mois et tient dans l’incertitude ses salariés".

De son côté, la direction de l'université Paris 1 a déclaré à l'AFP qu'"il ne revient pas à l'université d'intervenir dans les relations entre l'employeur et ses salariés". Et à Puteaux, la mairie s'est inquiétée "de la situation sociale de ces salariés", précisant avoir envoyé un courrier à la direction de l'entreprise mardi soir. "Nous avons choisi cette entreprise notamment car elle était bien notée sur le bien-être social des salariés donc elle doit respecter ce pourquoi nous l'avons choisie." 

Pour le syndicat CNT-SO, ces conflits sont aussi liés aux effets du recours croissant à la sous-traitance, qui "pressurise les salariés et réduit leurs droits au bénéfice de donneurs d'ordre publics (collectivités, universités) qui fuient leurs responsabilités sociales".

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