Le fabricant de composants pour la haute joaillerie Orline reprend l'Atelier de l'Eyrieux, placé en redressement judiciaire depuis février 2026.
Le tribunal de commerce d'Aubenas a validé, mardi 23 juin, la reprise de l'Atelier de l'Eyrieux, basé au Cheylard, par l'entreprise drômoise Orline. Placée en redressement judiciaire depuis le 24 février dernier, l'ancienne société GL Bijoux échappe ainsi à la disparition. Cette reprise permet toutefois de préserver seulement 40 des 76 salariés actuels, tout en assurant le maintien de l'activité sur le territoire ardéchois, rapportent Mesinfos.fr et Le Dauphiné Libéré.
Cette décision met un terme à plusieurs mois d'incertitude pour cette entreprise historique des Boutières, confrontée à une dégradation rapide de sa situation économique. Son chiffre d'affaires est passé de 14,3 millions d'euros en 2023 à 9 millions d'euros en 2025, conséquence d'une forte baisse de ses marchés, d'une concurrence accrue sur ses produits emblématiques, notamment les bijoux ''Les Georgettes'', et de la hausse du coût des matières premières, comme l'or et l'argent. Les efforts de diversification n'auront pas suffi à enrayer ces difficultés.
Créée en 1983 et implantée à Chabeuil (Drôme), Orline est spécialisée dans la fabrication de composants destinés à la haute joaillerie. L'entreprise, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 2,2 millions d'euros en 2024, s'appuie sur un savoir-faire mêlant artisanat et technologies de pointe. Elle accompagne ses clients sur l'ensemble de la chaîne de production, de la conception assistée par ordinateur au prototypage, en passant par l'usinage, la fabrication en série et la traçabilité des produits.
