Service de réanimation de l’hôpital de la Croix-Rousse des Hospices Civils de Lyon (Lyon 4e). @Lionel De Souza _ avril 2020

Coronavirus à Lyon : à la veille des fêtes de Noël, la tension reste forte en réanimation dans la région

Très touchée par la 2e vague de l'épidémie de coronavirus, la région Auvergne-Rhône-Alpes reste sous tension à la veille de Noël. En réanimation, la tension reste forte. Décryptage.

Oui, ça va mieux. Mais ça reste très tendu. Restons factuel. D'après les dernières données de Santé Publique France, juste avant Noël, plus de 4300 patients atteints du covid sont encore hospitalisés dans les hôpitaux de la région. A titre de comparaison, il y avait 7200 patients "covid" au pic de la 2e vague dans la région (16 novembre) et 3055 "seulement" au pic de la 1ère vague (6 avril).

Ces chiffres montrent l'intensité de la 2e vague dans la région. Ils montrent aussi que la pression reste forte. Sur ces 4300 patients, plus de 450 sont encore en réanimation dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

"A la date du 22 décembre, le taux d’occupation des lits de réanimation est de 82 % dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec une part quasi égale de patients pris en charge pour covid et pour d’autres pathologies. À noter qu’à cette date, le nombre de lits de réanimation ouverts est de 843, alors que la capacité initiale de lits de réanimation dans la région est en temps normal (capacité avant la crise de la Covid) de 559 lits", nous précise l'Agence régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes.

Les transferts vers d'autres régions ont évité la saturation à Lyon

843 lits de réanimation sont "ouverts" au lieu de 559 grâce à la réorganisation de nombreux services et à la déprogrammation d'opérations non urgentes. Dans la région, au pic de la 2e vague, jusqu'à 1200 lits de réanimation ont été ouverts mi-novembre pour une capacité maximale, avec la réorganisation de tous les services et la déprogrammation de toutes les opérations non urgentes, de 1250 lits. C'est pour ça, début novembre, que de nombreux patients ont été transférés de Lyon, de Saint-Etienne, de Roanne vers d'autres régions, moins touchées. Tout simplement pour éviter la saturation et de choisir entre les malades à Lyon et dans la région.

Lire aussi : Coronavirus : à Lyon, la stratégie des hôpitaux pour éviter saturation et "médecine de catastrophe"

Depuis fin novembre, la tension est quelque peu retombée. Mais elle reste forte. A Lyon, dans les HCL (Hospices civils de Lyon), 91 % des lits de réanimation sont toujours occupés (lire ici) et 50 % des opérations non urgentes sont toujours déprogrammées tout au long du mois de décembre.

"Depuis lundi 30 novembre, les établissements publics et privés de la région ont pu assouplir leur plan blanc et amorcer une reprogrammation progressive des activités opératoires et interventionnelles, en débutant par la chirurgie ambulatoire et l'activité de médecine. Et depuis le 21 décembre, de façon très maitrisée, des interventions programmées en hospitalisation conventionnelle peuvent également être reprises sous certaines réserves notamment dans le but de maintenir une capacité de réanimation élevée", nous explique l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes.

Les hôpitaux de la région restent à l'affût de toute reprise épidémique, notamment après les très craintes fêtes de fin d'année. "L’ARS a rappelé aux établissements de santé de pouvoir réarmer très rapidement des lits de réanimation dans le cas où la situation sanitaire le nécessiterait", conclut l'ARS.

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