Gérard Collomb, David Kimelfeld et Emmanuel Macron © Tim Douet

Collomb tacle Macron "qui finira par s'isoler" et Benalla "un seigneur"

Gérard Collomb commence-t-il déjà à préparer la suite, lui qui a admis qu'il reviendrait à Lyon après les élections européennes ? Lors d'un déjeuner avec la presse, le ministre de l'Intérieur a taclé Emmanuel Macron, mais aussi Alexandre Benalla.

Est-ce du off, ou non ? Face à la parole libérée d'un Gérard Collomb lors d'un déjeuner avec la presse, les journalistes se sont interrogés. Ainsi, le ministre de l'Intérieur n'a pas mâché ses mots sur l’actuel président de la République. Il a accepté qu'une partie soit publiée par La Dépêche et le verbatim a été confirmé par une source interrogée par Le Figaro. L'actuel locataire de la Place Beauvau y évoque les sujets qui n'ont pas été bien traités selon lui "comme l'accueil des mineurs isolés, les 80 km/heure". En off, il parle de "sa rupture" avec Emmanuel Macron et tape : "Nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler. Ceux qui parlent franchement à Macron sont ceux qui étaient là dès le début : Ferrand, Castaner, Griveaux et moi... D'ailleurs, il va finir par ne plus me supporter. Mais si tout le monde se prosterne devant lui, il finira par s'isoler, car par nature l'Élysée isole". 

Il refuse d'être un "kamikaze"

L'ancien maire de Lyon a également embrayé sur le langage présidentiel : "Les provinciaux, et j'en suis, ont déjà une tendance naturelle à considérer que les Parisiens ont la grosse tête et les snobent, or des expressions comme la nouvelle grammaire de la politique ou la “start-up nation”, ils ne s'y reconnaissent pas...". Enfin, sur l'affaire Benalla, Gérard Collomb a expliqué sa défense devant la commission d'enquête de l'Assemblée, "Ça n'est pas parce que je reçois le futur empereur du Japon que j'ai une vocation de kamikaze. Le sabre dans le ventre, très peu pour moi", avant de conclure que le vrai problème concernant Alexandre Benalla est qu'il se prendrait "pour un seigneur". Gérard Collomb est visiblement passé en mode "flingueur", mais pourra-t-il le rester tout en étant au ministère de l'Intérieur ? A Lyon, certains proches le voient déjà revenir avant les élections européennes. L'un d'eux assure : "En disant qu'il va partir, il va provoquer un départ anticipé".

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