Carrefour Part-Dieu : un jeune homme décède après le contrôle des vigiles

Un voleur à l'étalage connu des services de police est mort mardi, après avoir été maitrisé par des vigiles au magasin Carrefour de la Part-Dieu.

Selon l'avocat, Maître Metaxas, les vigiles de Carrefour ont opéré comme d'habitude. Grâce au caméra de vidéo surveillance, ils ont pris un jeune délinquant de 25 ans la main dans le sac - ou plutôt la main dans le pack de bière - dans l'un des rayons de Carrefour Part-Dieu. Trois agents de sécurité sont alors intervenus, ils ont contrôlé le jeune homme. “Il avait des bouteilles de bière sous sa veste“, précise l'avocat. Le voleur est alors conduit dans la salle de contrôle du magasin, à l'abri des regards, en attendant l'arrivée de la police.

Mais il ne se laisse pas faire, se débat violemment, très nerveux selon les témoins. Les personnels de sécurité l'immobilisent alors “sur le ventre, contre une table haute“. Le jeune homme tente vainement de se dégager et continue de s'agiter, toujours maîtrisé par les trois vigiles, l'un de Carrefour et les deux autres de la société de sécurité Byblos. “Ils ont essayé de le faire asseoir, de le faire rester tranquille, mais il ne voulait pas rester en place“, ajoute Maître Metaxas. Peu avant 19 heures, le voleur perd connaissance, une demi-heure après son entrée dans la salle de contrôle.

Le manager sécurité de Carrefour prodigue au voleur les premiers soins, il passe très vite au massage cardiaque, mais rien n'y fait. Les pompiers du centre commercial, puis ceux du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) sont appelés à la rescousse, sans plus de réussite, suivis des médecins du Samu. Vers 19h, le voleur toujours inconscient est transféré à l'hôpital. Il est déclaré mort cliniquement à 1 heure du matin et il décède officiellement mardi à 14h45.

Les trois vigiles et le responsable sécurité du magasin ont été placés en garde à vue jusqu'à jeudi midi. Combien de temps ont-ils maintenu le voleur au sol et dans quelle position ? L'enquête confiée à la Sureté Publique le dira. Et le visionnage de la vidéo tournée à l'intérieur de la salle de contrôle devrait aider la police dans son travail. La mort pourrait être due soit à une pathologie préexistante, soit à une asphyxie par compression de la cage thoracique.

59 commentaires
  1. tvargentine - 1 janvier 2010

    Pour avoir travaillé en informatique de nuit et en horaire décalé durant des années ,je peux parler du métier des agents de sécurité,j'en ai vu pas mal Il y a eu la périodes des flics et gendarmes qui faisaient des extras dans des boites de sécurité et qui conservaient leur manière de travailler,d'autres,plus réalistes expliquant qu'ils étaient financièrement à la gorge et que travailler + pour gagner + c'est normalIl y a eu ensuite une vague de recrue de jeunes qui avaient l'occasion de faire un boulot pas compliqué et bien payé (à l'époque,possibilité de faire des doublons de postes avant les 35h Aubry)Il y a avait ceux qui faisait ce métier depuis toujours et sans problèmesIl y a eu ensuite,l'arrivée des négiers qui ont pourri ce métier par l'exploitation des travailleurs clandestins et bien souvent en situation irrégulièreLes tarifs ont baissé,les salaires aussi,laissant le marché aux brutes et aux clandestins disposant de faux papiers payé à des salaires non assujéti à cotisations et charges socialesOn ne compte plus les sites des administrations publics qui en sous-traitance exclusive (condition des appels d'offres) se retrouvent en fin de chaine avec des clandestins qui assurent la sécurité des batiments publics !Ce métier mérite mieux,il mérite une formation stricte,des papiers vérifiés dans la sous-traitance sur site ,car nous sommes toujours en période VIGIPIRATE et sans parler que nous n'avons pas à laisser au marché noir des métiers qui pourraient permettre à des auto-entrepreneurs (200.000 en 2010) ou des chomeurs de travailler avec un vrai salaireLa sécurité est un vrai métier et non un coût !Esperons que la crise financière aura permis de faire évoluer les mentalités de sociétés qui faisaient semblant de ne pas voir la réalitéEn France,dans des supers-marchés,quand vous sortez un billet de 100 euros,bien souvent la caissière appelle un agent de sécurité-clandestin pour vérifier que le billet est vrai !!!A l'étranger,vous n'avez pas cette approche,ils ont investi dans les détecteurs de faux billets et l'approche de la sécurité est + professionelleIl serait temps que l'Etat fasse des lois pour réglementer ce métier devenu pourri et dangereux pour la sécurité des citoyens à l'heure du terrorisme internationnalhttp://www.tvargentine.com

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